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« Union » francophone sans le FDF



 
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Anmeldungsdatum: 26.11.2004
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BeitragVerfasst am: 01.12.2004, 15:23    Titel: " Union » francophone sans le FDF Antworten mit Zitat

Le Soir

Code:
" Union » francophone sans le FDF

EDITION DU MERCREDI 17 NOVEMBRE 2004



Le projet de Jean-Pierre Vermote (CDH) et d'autres mandataires communaux francophones de Vilvorde de former une liste d'union francophone, prébaptisée Union, en vue des élections de 2006 (" Le Soir » de mardi) a du plomb dans l'aile. Par voie de communiqué, le FDF a réagi jeudi en annonçant qu'il présenterait lui-même une liste de rassemblement francophone à ces élections. Dès le lendemain des [dernières] élections communales, M. Vermote a trahi ses électeurs en rejoignant la majorité flamingante. (...) Pour prix de sa trahison, M. Vermote avait été récompensé par un mandat dans une intercommunale. Il s'est donc totalement disqualifié aux yeux de l'opinion publique francophone locale, affirme le communiqué du FDF. (P.V.)


http://www.lesoir.be/recherche/recherche.php?op=getArticle&id=82323&sr=YTo3OntzOjI6Im9wIjtzOjc6ImdldEhpdHMiO3M6NToicXVlcnkiO3M6MzoiRkRGIjtzOjg6InN1Ym1pdF94IjtzOjI6IjEzIjtzOjg6InN1Ym1pdF95IjtzOjE6IjYiO3M6MTI6IkZpbEluZm9TRUxWMyI7czoxOiIxIjtzOjE1OiJhcnRpY2xlRm9udFNpemUiO3M6MjoiMTEiO3M6NzoiY29sTW9kZSI7czoxOiIzIjt9
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Anmeldungsdatum: 26.11.2004
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BeitragVerfasst am: 01.12.2004, 15:25    Titel: Antworten mit Zitat

Code:
Danielle Caron chassée du FDF

UN ARTICLE DE PATRICE LEPRINCE  |
EDITION DU MARDI 9 NOVEMBRE 2004



Réuni ce lundi, le bureau du FDF a tranché : Danielle Caron est désormais considérée comme démissionnaire. Une sanction qui tombe après que l'échevine FDF des Finances, à Woluwe-Saint-Lambert, a fait part de son intention de créer sa propre liste en vue des prochaines communales (" Le Soir » du 8 novembre). Cette nouvelle nous a sidérés, précise-t-on au parti.Par cette attitude, elle s'est éjectée elle-même du FDF. Danielle Caron aurait ainsi enfreint les statuts du FDF qui stipulent que celui qui figure sur une liste autre que celle du FDF ou autre qu'une liste que le FDF a déclaré soutenir, est considéré comme ayant démissionné du parti et ayant renoncé à tous mandats et responsabilités qui lui ont été confiés par le parti. Longtemps présentée comme la dauphine de Georges Désir, le bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, Danielle Caron n'a toutefois jamais suscité l'unanimité, ni dans les rangs du collège, ni même au sein de sa propre section, l'échevine des Finances irritant plus d'un coreligionnaire par ses " poussées d'individualisme ». Un constat que le parti réitère ce lundi.Le bureau du FDF constate que Mme Caron n'a pour projet politique que sa seule ambition personnelle. Le coup de grâce a sans aucun doute été l'arrivée en terres woluwéennes d'Olivier Maingain, le président du FDF. Georges Désir jetant l'éponge pour les communales de 2006, c'est le transfuge qui emmènera la liste aux prochaines communales. Il sera plus que probablement désigné le 20 novembre prochain par les membres de la section locale. Nous avons proposé à Danielle Caron de figurer en bonne place sur la liste emmenée par Olivier Maingain.Mais elle voulait absolument être tête de liste alors qu'à l'évidence, aucune personnalité connue de la section FDF de Woluwe-Saint-Lambert ou de la majorité communale ne lui apportait un quelconque soutien dans sa prétention de briguer le maïorat de cette commune. La principale intéressée n'est pas vraiment surprise par cette démission forcée. Je suis plutôt soulagée, durant des mois j'ai dû faire face à des rumeurs, des pressions, du chantage et de l'intimidation. A un moment donné, trop, c'est trop. Après l'arrivée d'Olivier Maingain, il a donc fallu choisir. J'avais trois solutions : ne pas me présenter, me présenter sur la liste Maingain où l'on ne m'acceptait que du bout des doigts ou créer une autre liste. Elle opte pour la troisième. Beaucoup de gens, citoyens comme politiques, m'ont dit que je ne pouvais pas me laisser faire, qu'ils me soutenaient. Je vais donc continuer à me battre, comme députée à la Région et comme échevine à Woluwe. Même si le FDF ne l'entend pas de cette oreille. N'ayant obtenu ses mandats politiques qu'en raison du soutien des électeurs FDF/MR, Mme Caron est invitée à faire preuve d'honnêteté en remettant à la disposition du FDF l'ensemble de ses mandats. A l'heure actuelle, je reste députée régionale et échevine, répond l'intéressée.J'ai été élue pour combattre au nom des habitants et de ma commune et je respecterai mon engagement. Le collège de Woluwe-Saint-Lambert (qui se réunit le mardi) pourrait toutefois décider de lui retirer sa compétence, les Finances.Mais la loi précise qu'on reste échevin jusqu'en fin de mandat. Je continuerai donc mon action. Avant de se présenter, en son nom, devant les électeurs. Seule, comme l'affirme le FDF ? D'autres membres du parti me suivront, affirme Danielle Caron.Sans cela, je ne me serais jamais lancée.


http://www.lesoir.be/recherche/recherche.php?op=getArticle&id=80685&sr=YTo3OntzOjI6Im9wIjtzOjc6ImdldEhpdHMiO3M6NToicXVlcnkiO3M6MzoiRkRGIjtzOjg6InN1Ym1pdF94IjtzOjI6IjEzIjtzOjg6InN1Ym1pdF95IjtzOjI6IjExIjtzOjEyOiJGaWxJbmZvU0VMVjMiO3M6MToiMSI7czoxNToiYXJ0aWNsZUZvbnRTaXplIjtzOjI6IjExIjtzOjc6ImNvbE1vZGUiO3M6MToiMyI7fQ==
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Anmeldungsdatum: 26.11.2004
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BeitragVerfasst am: 01.12.2004, 15:40    Titel: Antworten mit Zitat

Code:
Maingain tête de liste aux élections communales à WSL (20/11/2004)
 
 
© bauweraerts
Il prend option pour succéder à Georges Désir pour le poste de bourgmestre

WOLUWE La section locale du FDF de Woluwe-Saint-Lambert a désigné samedi Olivier Maingain, président du parti, comme tête de liste pour les élections communales de 2006.

Olivier Maingain a obtenu 92,5 pc des voix, contre 7,5 pc à un jeune qui s'était également porté candidat. Olivier Maingain se positionne ainsi pour succéder à Georges Désir comme bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert. Ce dernier, interrogé par Belga, a déclaré qu'il n'a pas encore pris de décision quant à sa présence éventuelle sur la liste qu'il assure de tout son soutien.

Actuellement conseiller communal à Bruxelles-Ville, Olivier Maingain a décidé de se présenter dans son ancienne commune à la suite du conflit qui a abouti à la démission forcée de l'échevine Danièle Caron du FDF. Elle avait été longtemps pressentie pour succéder à Georges Désir.
 


http://www.dhnet.be/index.phtml?content=http://www.dhnet.be/search.phtml?action=rech&results=2&search_type=1&limit=10&sec_4=1&sec_3=1&sec_8=1&sec_15=1&sec_14=1&word1=FDF&x=21&y=10
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BeitragVerfasst am: 01.12.2004, 15:58    Titel: BXL - Télé Bruxelles : Laanan interpellée Antworten mit Zitat

Code:
BXL - Télé Bruxelles : Laanan interpellée

UN ARTICLE DE JEAN-FRANÇOIS LAUWENS  |
EDITION DU MERCREDI 17 NOVEMBRE 2004



La ministre de la Culture et de l'Audiovisuel de la Communauté française, Fadila Laanan, vient d'être interpellée à deux reprises par la députée Caroline Persoons (MR - FDF). En séance plénière mardi à propos de la radio BXL et, en particulier, du partenariat entre cette radio lancée sans feu vert de la Communauté française et Télé Bruxelles, qui dépend des pouvoirs publics. Et en commission ce mercredi au sujet du plan Magellan, le plan de redressement de la RTBF. BXL d'abord. On sait que le collège de la Cocof (Commission communautaire française à Bruxelles) a donné son feu vert à l'implication de Télé Bruxelles dans le projet de radio BXL (mis sur pied par Bel RTL et le groupe Rossel) à concurrence de 200.000 euros en plus des 1,5 million de subsides annuels à Télé Bruxelles. Or, dit Caroline Persoons, la ministre avait déploré ce rapprochement de la télévision régionale avec le secteur privé plutôt qu'avec la RTBF en précisant que l'argent public ne devait pas servir à enrichir une société privée. Répondant à cette interpellation, Fadila Laanan a précisé que ce subside de 200.000 euros porte sur l'engagement de deux journalistes à Télé Bruxelles et que ce montant sera intégré au budget 2005 de la Cocof et non à celui de la Communauté française. Quant à l'existence du partenariat en tant que tel, la ministre a rappelé ce que l'on savait, c'est-à-dire que cet accord conclu entre Télé Bruxelles et BXL n'est pas exclusif : il n'est donc pas interdit de penser que des projets portant sur un autre objet puissent être conclus ultérieurement, par exemple entre Télé Bruxelles et la RTBF (NDLR : VivaBruxelles et le projet RBI - Radio Bruxelles Internationale - en l'occurrence). La RTBF ensuite. Dans l'optique du plan de gestion, qui sera renégocié en 2005, Caroline Persoons interpellera aujourd'hui la ministre compétente sur plusieurs aspects de la mise en oeuvre du plan Magellan et demande notamment de quel mal endémique souffrirait donc la RTBF pour se trouver régulièrement en état de déficit, auquel ont déjà tenté de remédier les plans Objectif 1993 et Horizon 1997 et sans que rien ne semble pouvoir y porter remède ? Malgré une dotation de 171 millions d'euros, il est manifestement impossible à la RTBF de remplir les obligations découlant de son contrat de gestion, elle pourrait se recentrer sur certaines de ses missions. La parlementaire pointe plusieurs plans sur lesquels Magellan présente des failles selon elle, comme les investissements immobiliers (un des dossiers chauds de la RTBF en ce moment) et l'emploi (l'effectif présenterait une pénurie dans le domaine de la production). 
 
 


http://www.lesoir.be/recherche/recherche.php?op=getArticle&id=82365&sr=YTo3OntzOjI6Im9wIjtzOjc6ImdldEhpdHMiO3M6NToicXVlcnkiO3M6MzoiRkRGIjtzOjg6InN1Ym1pdF94IjtzOjI6IjE0IjtzOjg6InN1Ym1pdF95IjtzOjE6IjgiO3M6MTI6IkZpbEluZm9TRUxWMyI7czoxOiIxIjtzOjE1OiJhcnRpY2xlRm9udFNpemUiO3M6MjoiMTEiO3M6NzoiY29sTW9kZSI7czoxOiIzIjt9
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BeitragVerfasst am: 01.12.2004, 16:19    Titel: Gazet van Antwerpen Antworten mit Zitat

Datum : 21/02/2004
Titel : Op weg naar vier grote stromingen
We kijken tegen een belangrijk fenomeen aan. De kaart van het partijpolitieke landschap wordt in snel tempo hertekend. Dit is geen stille revolutie maar een voortdurende aardbeving. Er is al veel over gezegd en geschreven. Over het driestromenland, of over het tweestromenland met bijrivieren. In elk geval was dit landschap té complex om het land te besturen. De invoering van de kiesdrempel heeft uitermate sanerend gewerkt. Er is een 'kartelomanie' ontstaan. Sp.a-Spirit hadden we al, veel ex-VU'ers zitten bij de VLD en CD&V trekt op met de N-VA. De groenen lopen als schichtige hinden naar alle richtingen maar komen toch vooral bij de sp.a terecht.

Op 13 juni zal blijken dat er in Vlaanderen vier grote stromingen zijn: christen-democraten, socialisten, liberalen en Vlaams Blok. Dit betekent een zeer sterke vereenvoudiging van de politieke landkaart. In Wallonië was dat al veel vroeger gebeurd met de opslorping van het Rassemblement Wallon door de PS en van het FDF door de liberalen, terwijl het cdH daar verder afkalft. Ze hebben nog maar zeven Kamerzetels. En extreem-rechts bestaat er amper. Toch verschilt die hertekening tussen noord en zuid omdat Ecolo er beter standhoudt. In elk geval moet democratie ook efficiënt zijn. Ik ben ooit lid geweest van een regering met zes partijen. Tja, dan moest je je eigen programma delen door zes want je krijgt er toch niet alles door. Ik denk dat die hergroepering een zeer goede zaak zal zijn.
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BeitragVerfasst am: 01.12.2004, 16:34    Titel: Official site fdf.be Antworten mit Zitat

http://fdf.be/

Code:
Monseigneur, vous avez raison !

Vous avez raison de dénoncer un nationalisme flamand intolérant dont le Vlaams Belang et les autres partis séparatistes du nord du pays sont les enfants terribles et insupportables.
Nous saurons bientôt si l’Etat belge a encore un avenir devant lui car nous compterons prochainement, au gouvernement et au Parlement fédéral, ceux qui sont décidés à tenir en échec le confédéralisme voulu par l’immense majorité des partis flamands, cette forme de séparatisme qui ne dit pas son nom.
Comme le disait Lucien Outers, les Francophones de ce pays décidés à tenir tête au nationalisme flamand sont les derniers Belges.


http://fdf.be/sommaire.php3
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Anmeldungsdatum: 26.11.2004
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BeitragVerfasst am: 01.12.2004, 16:36    Titel: Olivier Maingain a interrogé la ministre de la Justice Antworten mit Zitat

Code:
Le 22.11.2004
Suite aux propos outrageants pour les autorités judiciaires d’un député du Vlaams Belang
Olivier Maingain a interrogé la ministre de la Justice
 


A la suite de l’arrêt de la Cour de cassation qui a confirmé la condamnation pour racisme du parti flamand Vlaams Blok, un député de ce parti a laissé clairement entendre que les juges étaient à la solde des autorités politiques et rendaient des décisions iniques, partisanes, de nature politique. Il a ajouté que les noms de tous les juges ayant participé au procès resteraient dans sa mémoire et qu’il suivrait de près leur carrière.

Réagissant à ces propos outrageants pour les autorités judiciaires, mais si typiques du discours extrémiste, le député FDF Olivier Maingain a interrogé, jeudi passé à la Chambre la ministre de la Justice, Laurette Onkelinx sur les suites à y apporter.


--------------------------------------------------------------------------------

Question de M. Olivier Maingain à la vice-première ministre et ministre de la Justice sur "le respect de l’autorité de la justice suite aux déclarations extrémistes du président du Vlaams Belang" (n° P557)

Olivier Maingain : Monsieur le président, madame la ministre, chers collègues, c’est le propre de toutes les forces politiques qui contestent la démocratie de mettre en cause l’autorité des pouvoirs constitués dans un État de droit. L’Histoire est chargée de faits de cette nature qui ont engendré de graves conséquences.
Les propos qui ont été entendus, il y a peu de la part du responsable politique d’une formation qui a cru bon de se rebaptiser sont lourds de menaces à l’égard des plus hauts magistrats de ce pays et singulièrement de ceux qui forment la Cour de cassation et qui exercent l’autorité publique auprès de celle-ci. De l’avis d’un certain nombre de juristes, ces faits sont constitutifs du délit d’outrage à magistrat. Cela mérite en tout cas d’être étudié et il serait heureux que le ministère public puisse aller dans ce sens.
Madame la ministre, à la suite de votre réaction rapide, ferme, claire que tous les démocrates de cette assemblée ne peuvent qu’approuver, allez-vous éventuellement utiliser votre pouvoir d’injonction positive auprès du ministère public pour qu’une information judiciaire soit ouverte à la suite des déclarations gravement attentatoires à l’autorité de la justice et de la plus haute cour de ce pays, prononcées par un porte-parole visiblement désireux de remettre en cause nos institutions ?

Laurette Onkelinx, ministre : Monsieur le président, comme M. Maingain l’a indiqué, j’ai réagi aux déclarations faites par un membre de cette assemblée. J’ai trouvé ses propos intolérables. Non seulement, ils étaient porteurs de menaces vis-à-vis de magistrats en particulier - menaces très certainement constitutives d’outrage à magistrat - mais, beaucoup plus grave, ils démontrent une volonté, une philosophie tendant à intimider celles et ceux qui ne sont pas d’accord avec la personne en question. Je l’ai dit et je le répète, j’ai trouvé ces propos intolérables. La première chose à faire était de le dire clairement, on ne peut passer sous silence de telles déclarations. Pour le reste, les autorités judiciaires examinent actuellement la question. J’attends que cet examen soit terminé avant de me prononcer plus avant.

Olivier Maingain : Monsieur le président, je remercie Mme la ministre pour sa réponse précise. La démocratie se grandit lorsqu’elle défend les institutions qui la protègent.

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BeitragVerfasst am: 01.12.2004, 16:40    Titel: Antworten mit Zitat

Code:
Le 05.11.2004
Enseignement francophone en péril dans la périphérie bruxelloise :
pas d’évolution positive dans le chef du gouvernement flamand ; au contraire une agressivité accrue vis-à-vis de l’enseignement francophone !
 


Le Ministre des Affaires Intérieures du Gouvernement flamand a récemment chargé le gouverneur du Brabant flamand d’obtenir systématiquement tous les arrêtés de nomination intervenant dans l’enseignement primaire francophone organisé dans les communes à facilités de la périphérie bruxelloise.
L’objectif avoué de cette initiative est de contrôler la connaissance linguistique du néerlandais par ces enseignants. Il part du principe que ceux-ci devraient être considérés comme des fonctionnaires communaux et devraient donc être bilingues !
La finalité est claire : par le biais d’exigences linguistiques exorbitantes dans le chef du corps enseignant, il s’agit de mettre à mal l’enseignement francophone dans ces communes.
Eric Libert, en sa qualité de Député fédéral FDF, Echevin de l’Enseignement à Rhodes Saint Genèse et Président du Comité de soutien aux droits de l’homme en périphérie bruxelloise, rappelle que cette interprétation est inadmissible. Les enseignants francophones dans les établissements francophones des communes à facilités ne doivent démontrer que la connaissance approfondie de la langue de l’enseignement, à savoir le français. Comment pourrait-il en être autrement puisque, à l’instar des autres écoles de la communauté française, ces enseignants sont uniquement appelés à enseigner en français et à être exclusivement en rapport avec des petits francophones et leurs parents.
Il considère que l’attitude du Ministre de l’Intérieur régional flamand si situe bien dans la ligne du sectarisme exprimé dans l’accord gouvernemental flamand de juillet dernier.
Eric Libert compte une fois encore stigmatiser cette démarche provocatrice auprès des autorités du Conseil de l’Europe et s’apprête à rencontrer Madame Arena, Ministre-Présidente de la Communauté française et chargée de l’enseignement obligatoire, afin qu’elle prenne rapidement contact avec les autorités flamandes pour marquer son opposition à ce nouveau " casus belli » envers l’enseignement francophone dans les communes à facilités.


Eric Libert
Député fédéral FDF


http://fdf.be/article.php3?id_article=463
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BeitragVerfasst am: 01.12.2004, 16:43    Titel: L’historique du FDF Antworten mit Zitat

http://fdf.be/article.php3?id_article=20

Zitat:
1964 à 1981 : Dix-sept ans de combat pour la défense de Bruxelles.

La naissance d’un nouveau parti politique n’a rien d’exceptionnel en Belgique. Elle est généralement l’expression du mécontentement d’une catégorie de citoyens, comme on l’a vu avec l’apparition de l’U.D.R.T. (Union Démocratique pour Respect du Travail) et de groupements écologiques.

Elle est parfois, aussi, la manifestation de farfelus qui se lancent dans l’aventure électorale en imaginant qu’ils vont secouer sinon ébranler l’échiquier politique.

Généralement, ces tentatives avortent dans l’œuf, ne recueillent que quelques centaines de voix. Lorsqu’elles réussissent une modeste percée et arrivent à enlever un siège - dans les grands arrondissements électoraux où le nombre de sièges à pourvoir est important - ces nouveaux partis se maintiennent rarement plus d’une législature.

Bruxelles (entendons par là l’arrondissement électoral regroupant les arrondissements administratifs de Bruxelles-capitale et de Hal-Vilvorde) a été plus particulièrement choyé sur ce plan depuis 1919, c’est-à-dire depuis l’instauration en Belgique du suffrage universel [1]

LA SURPRISE

On pouvait donc croire que l’apparition d’un Front Démocratique des Bruxellois Francophones (sigle FDF) aux élections de 1965, ne serait qu’une de ces petites péripéties électorales parmi d’autres.

Le 23 mai 1965, au soir des élections, ce fut la surprise : d’emblée le FDF recueillait 68.966 voix à la Chambre et 68.397 au Sénat, décrochant trois sièges de députés et un de sénateur.

Feu de paille ? Loin de là : aux élections du 31 mars 1968, le FDF recueillera 130.271 voix à la Chambre (et 5 sièges) et 137.353 voix au Sénat (et 3 élus directs plus un sénateur provincial).

L’apparentement électoral avec la liste Rassemblement Wallon de l’arrondissement de Nivelles permettra en outre à celle-ci d’obtenir un siège de député dans cet arrondissement. Et la liste commune FDF - RW décrochera pour le RW également un sénateur provincial.

Dix ans plus tard, le 17 décembre 1978, le FDF apparaît comme le parti majoritaire bruxellois. A lui seul, il a plus de voix que le parti socialiste, le parti social-chrétien et le parti libéral (50,68 % des voix purement francophones à la Chambre, 53,60 % au Sénat et 53,44 % à la province). Son remarquable résultat lui permet d’enlever 11 sièges à la Chambre et 9 au Sénat (six élus directs - deux sénateurs provinciaux et un sénateur coopté).

Cette ascension du FDF a provoqué l’étonnement d’abord, l’irritation ensuite, l’inquiétude, enfin, de la classe politique traditionnelle, désemparée devant cette montée d’un parti linguistique et communautaire, montée accompagnée d’une irruption parallèle d’un parti fédéraliste, le Rassemblement Wallon, dans les arrondissements wallons.

Les routiniers de la vie politique ne pensaient pas qu’un tel genre de regroupement politique, sa confirmation et son développement d’une élection à l’autre depuis 1965 fussent possibles sur l’échiquier politique belge où les électeurs avaient l’habitude de se partager entre les trois grandes familles politiques traditionnelles : catholiques (sociaux-chrétiens depuis 1945), socialistes et libéraux.

La flambée inattendue du rexisme ne s’était-elle pas virtuellement éteinte après trois ans, en 1939, avant que ce mouvement ne s’engage délibérément dans la plus honteuse collaboration avec l’occupant de 1940 à 1945 ?

La brusque poussée du parti communiste, juste après la guerre, n’avait-elle pas été de très courte durée ? Le parti communiste, en effet, après avoir décroché 23 sièges en 1946, n’en obtenait déjà plus que 12 en 1949 et 7 en 1950 avant de se stabiliser autour de 4 à 5 sièges aux élections suivantes.

Alors, d’où venait ce succès croissant du FDF ?

LA LEGISLATION LINGUISTIQUE DE 1962-1963

L’élément le plus déterminant aura, certes, été le vote par le Parlement de la funeste législation linguistique de 1962-1963.

En 1830, la population belge s’était révoltée contre la domination hollandaise. Cette révolte était à la fois suscitée par l’oppression linguistique du pouvoir hollandais et sous-tendue par le différend religieux. Les provinces belges, en région flamande comme en région wallonne étaient en large majorité de tradition catholique, tandis que les provinces néerlandaises des Pays-Bas étaient en large majorité acquises au protestantisme. Ce différend religieux explique certainement pour une bonne part la participation d’une partie de la population néerlandaise du pays au soulèvement contre le pouvoir hollandais.

Mais à l’époque, en Flandre comme en Wallonie, la bourgeoisie dominante était francophone. Ce qui explique cette équivoque qui a conduit à adopter la langue française comme langue officielle de l’Etat belge.

Au fil des décennies pourtant, une nouvelle élite s’est développée, en région flamande, qui a lutté d’abord pour la reconnaissance de la langue néerlandaise comme deuxième langue officielle dans l’Etat belge. La guerre de 1914-1918 a accéléré ce mouvement et a conduit à de nouvelles dispositions destinées à mettre progressivement les deux langues nationales sur le même pied. C’est ainsi que l’université de Gand où l’enseignement se prodiguait en français est passé au régime néerlandophone dans les années vingt et que l’université de Louvain allait doubler sa section de langue française d’une section de langue néerlandaise.

Après le recensement décennal de 1930, sous la poussée du mouvement flamand, un nouveau pas allait être franchi avec l’adoption par le Parlement de la législation linguistique de 1932.

Cette législation visait à mettre ces deux langues sur le même pied et délimitait les régions linguistiques. Mais elle organisait aussi des soupapes qui devaient permettre à la législation de s’adapter aux évolutions.

Ainsi, il était prévu que, dans toutes les communes de la frontière linguistique, le régime administratif et scolaire serait adopté aux évolutions constatées par le recensement linguistique.

DES ATOUTS IMPORTANTS

Avant 1965, l’action wallonne et francophone s’était peu exprimée au travers d’un parti politique. Les partis fédéralistes wallons, dont le parti d’unité wallonne, n’avait jamais obtenu qu’un nombre de voix dérisoire.

Beaucoup de militants de ces mouvements estimaient, d’ailleurs, qu’il serait dangereux de transformer en parti politique les groupes de pression qu’ils constituaient. Un échec électoral n’aurait-il pas été interprété comme un désavoeu de leur action ?

Pour d’autres militants wallons et francophones, cependant, au lendemain de l’adoption par le Parlement de la funeste législation linguistique de 1962-1963, les circonstances paraissaient favorables pour infliger une leçon salutaire aux partis traditionnels qui avaient voté ces lois.

Il y a enfin, en décembre 1963, la naissance du R.D.L. (Rassemblement pour le Droit et la Liberté) à l’initiative de quelque trois cents professeurs d’Université. Comme le R.D.L. le souligne lui-même, il ne s’agit pas d’un parti politique, mais d’une " réunion d’hommes de bonne volonté qui se sont proposés de développer un mouvement d’opinion pour la défense des libertés fondamentales contre l’intolérance et le fanatisme en matière culturelle et linguistique, et pour aider le pays à surmonter la crise morale et politique dans laquelle il est plongé depuis bientôt cinq ans ".

L’élan est donné et quelques semaines plus tard, treize personnes se réunissent, treize personnes issues, d’une part, des différents mouvements wallons ; d’autre part, du Rassemblement pour le Droit et la Liberté et du Bloc de la liberté linguistique. Ensemble, elles vont jeter les bases du Front Démocratique des Bruxellois Francophones, le FDF.

IL s’agissait de :
René BOURGEOIS Président du secteur de l’enseignement de l’A.W.P.S.M. (association wallonne du personnel des services publics)

Paul BRIEN Professeur à l’Université de Bruxelles

Léon DEFOSSET Avocat, Président de la Régionale de Bruxelles du M.P.W. (Mouvement populaire wallon)

Jean HOFFMAN Professeur à l’Université de Bruxelles

Marcel HOMBERT Professeur à l’Université de Bruxelles

André LAGASSE Professeur à l’Université de Louvain, Président de la Régionale bruxelloise de Rénovation wallonne

Victor LALOUX Avocat, membre du Bloc de la liberté linguistique

Marcel LENGRAND Industriel, Secrétaire général de la Ligue Wallonne

Léopold MOLLE Professeur à l’Université de Bruxelles

Lucien OUTERS Docteur en droit, fonctionnaire d’organisme européen, Secrétaire général de Rénovation wallonne

Eugène PAUL Ancien prisonnier politique

Marcel THIRY Secrétaire perpétuel de l’Académie de Langue et de Littérature française

Georges AVELANGE Fonctionnaire

Le 11 mai 1964, c’est ce groupe qui, au cours d’une conférence de presse, annonce la création du FDF, et en présente le premier programme.

Le 15 mai suivant, déjà, le " Pourquoi Pas ? " [2] consacre à l’événement son éditorial et constate :


Les prises de position du Front démocratique rencontrent trop les idées que nous avons toujours défendues ici pour ne pas souligner l’opportunité de cette naissance. Il importait que ces choses-là fussent proclamées ouvertement et que l’on autorisât les citoyens à dire, si oui ou non, ils approuvent ces principes.


Le Front démocratique va donner cette occasion aux électeurs bruxellois... Il pourrait inciter les formations politiques traditionnelles à revenir à des principes plus démocratiques et plus sains, en reconnaissant les droits des francophones.


S’il n’avait réussi que cela, le Front démocratique aurait déjà bien mérité non seulement des francophones, mais plus largement de la démocratie belge ".

Entretemps, le sénateur PSC, Jean Duvieusart, ancien Premier ministre, renonçant au PSC, manifeste dans ses déclarations un soutien extérieur aux thèses défendues par le FDF.

Aux élections communales d’octobre 1964, le FDF ne présente pas encore de listes propres, mais il apporte son appui à certains candidats, et notamment Roger Nols, à Schaerbeek, et à Georges Dandoy et Adrien Motte, qui présentent à Etterbeek une liste " Union démocratique et francophone ". Cette liste, avec 3.439 voix, obtiendra deux sièges sur 27, malgré la concurrence d’une liste " Unité francophone " qui recueillera 699 voix. Dans d’autres communes bruxelloises, des listes francophones se présentent également, mais en ordre dispersé, et ne recueilleront généralement que peu de succès.

Le premier meeting du FDF, organisé le 12 novembre 1964, à la salle de la Madeleine, connaît un grand succès et réunira plus d’un millier de personnes. Dès lors, les réactions hostiles ne vont pas tarder non plus. Il est évident que, au départ, ni la presse, ni les dirigeants des partis traditionnels n’accordaient la moindre chance de réussite à ces amateurs qui prétendent se mêler aux jeux de la politique.

Devant les premiers signes de la percée du FDF, ils vont, maintenant, essayer de la discréditer. Seul le journal " Le Soir " [3] fera preuve à l’égard du FDF d’un minimum d’objectivité et de compréhension.

LE MERITE DU FDF

Le groupe des treize personnes citées plus haut a eu le mérite de croire que le moment était venu de tenter quelque chose.

Le FDF disposait d’atouts importants.

La défense des intérêts linguistiques des Wallons et des Francophones de Bruxelles avait déjà joué un rôle actif dans le rapprochement de diverses associations : Wallonie Libre, Mouvement Populaire Wallon, Rénovation Wallonne, A.W.P.S.P. (Association wallonne du personnel des services publics), Bloc de la liberté linguistique, Avant-garde Wallonne, Mouvement Libéral Wallon, Ligue Wallonne de l’Agglomération bruxelloise, etc...).

Après la première " Mars op Brussel " (marche flamande sur Bruxelles), le 22 octobre 1961 , [4] divers regroupements s’étaient déjà esquissés ; des meetings de protestation avaient été organisés avec succès à la Madeleine par le Front de la défense de Bruxelles, en 1961, et par le Front des Bruxellois Francophones en 1962. Ces fronts successifs et précaires témoignaient d’une volonté sporadique de regrouper les forces agissant en ordre dispersé. Le problème linguistique agit comme un facteur de cristallisation. Il a pris, nous l’avons dit, toute son acuité avec le vote par le Parlement de la nouvelle législation linguistique de 1962-1963, ce qui va permettre l’union définitive entre les diverses tendances et des groupes de pression isolés qui maintenaient en général, jusqu’alors, une certaine adhésion aux partis traditionnels au sein desquels ils recommandaient le vote pour tel ou tel candidat dont l’attachement à la cause des francophones leur paraissait plus réel.

LE RASSEMBLEMENT POUR LE DROIT ET LA LIBERTE

Ce groupement en cours s’est trouvé renforcé et fortement accéléré par l’action décidée du " Rassemblement pour le Droit et la Liberté " (RDL). Le premier manifeste de ce Rassemblement fut lancé le 20 décembre 1963 par quelque trois cents professeurs des Universités de Bruxelles, Liège et Louvain.

Durant les années 1964 et 1965, ce Rassemblement ne cessera de dénoncer les vexations, les contraintes et la tyrannie linguistique organisée par la funeste législation linguistique de 1962-1963.

Non seulement la presse flamande, mais même la presse francophone refusera en général de publier ces protestations basées sur des études très fouillées et très objectives. Seul " Le Soir ", encore une fois, assurera constamment une large diffusion à ces manifestes du R.D.L.

Quelques mois encore avant les élections du 23 mai 1965, le R.D.L. s’adressait aux présidents des trois grands partis traditionnels pour leur demander de s’engager à défendre un programme minimum mais précis :


liberté du père de famille


liberté de l’emploi des langues dans les entreprises privées


protection des minorités linguistiques.

Devant le refus des présidents des partis traditionnels de prendre nettement position, le R.D.L. fut amené à publier une nouvelle déclaration conseillant aux électeurs bruxellois de réserver leurs suffrages au FDF qui avait pris l’engagement devant lequel s’étaient dérobés les partis traditionnels.

AU-DELA DES CLIVAGES TRADITIONNELS

Né d’un sursaut d’indignation des Bruxellois, le FDF a voulu rassembler par delà les tendances philosophiques ou religieuses, les conceptions économiques et les tendances sociales, tous ceux qui ont foi dans la langue et la culture française et qui partagent un même idéal de démocratie authentique.

Un phénomène capital domine depuis quelques années la scène politique belge : la prise de conscience par les Flamands de leur nationalité, de leur force, et de la chance non-négligeable qui s’offre à eux, par leur majorité numérique, de dominer définitivement l’Etat belge, politiquement d’abord, économiquement ensuite.

La naissance de cette Communauté flamande très homogène, réaliste, dynamique et ambitieuse de dominer a faussé les données traditionnelles de l’Etat belge dont les structures ne sont pas adaptées pour corriger le déséquilibre qui s’installe et se développe entre les régions.

Face à cette volonté de plus en plus affirmée de domination flamande, les Bruxellois et les Wallons n’avaient pas le choix : il leur fallait ou se soumettre et se laisser véritablement coloniser, ou exiger la réforme des institutions.

Il était donc devenu indispensable de créer un parti bruxellois à cent pour cent dont l’objectif essentiel serait :


de veiller scrupuleusement au maintien des droits et des libertés en matière culturelle et linguistique, en s’appuyant sur ceux qui en Wallonie étaient animés par la même préoccupation.
de défendre les intérêts moraux, culturels et sociaux de l’agglomération bruxelloise et de sa périphérie.
de sauvegarder l’entité bruxelloise au sein de l’Etat belge.

UN PREMIER AVERTISSEMENT

Les élections du 23 mai 1965 constituent un premier avertissement aux fossoyeurs de la liberté et de la démocratie.

Le succès du FDF surprend beaucoup d’observateurs politiques qui avaient sous-estimé la capacité de révolte des Bruxellois.

La preuve est ainsi faite que voter pour le FDF, ce n’était pas perdre sa voix. La suite des événements allait, tout au contraire, démontrer que c’était la meilleure façon de la faire entendre.

Dès le mois de décembre, le sénateur André Lagasse dépose une proposition de loi portant création d’un district bruxellois, national et européen. En mai 1967, le député Léon Defosset dépose une proposition tendant à organiser une consultation populaire dans l’arrondissement électoral de Bruxelles qui comprend non seulement les dix-neuf communes formant l’agglomération bruxelloise, mais une centaine de communes, la plupart à majorité flamande, constituant la périphérie bruxelloise.

A la Chambre, les trois députés FDF s’appuient sur deux députés wallons : François Perin, professeur à l’Université de Liège, qui a été élu à Liège sur une liste " Parti Wallon du Travail " et Robert Moreau, élu à Charleroi sur une liste " Front Wallon ".

Dès leur entrée au Parlement, les parlementaires FDF interviennent dans le discussion sur la déclaration d’investiture du nouveau gouvernement (un gouvernement rassemblant sociaux-chrétiens et socialistes sous la direction de Monsieur Pierre Harmel).

Au Sénat, André Lagasse rappellera que les nouvelles Chambres sont Constituantes et ajoutera : " sous aucun prétexte il ne faudrait qu’une fois encore les Chambres, élues comme Constituantes, eussent à constater leur impuissance à faire ce pour quoi elles sont mandatées. "

Et affirmera que la préoccupation de quatre-vingt pour cent des Bruxellois concerne la révision de la législation linguistique applicable dans la région bruxelloise. " Qu’une révision de cette législation soit absolument nécessaire, tout homme raisonnable le reconnaît aujourd’hui. Avant le 23 mai, certains, qui étaient peu en contact avec la réalité bruxelloise - avec la population des dix-neuf communes et la population des communes environnantes - pouvaient encore s’illusionner.

Mais aujourd’hui, continuer à nier la nécessité et même l’urgence de cette révision de la législation linguistique applicable à Bruxelles, ce serait s’enfoncer la tête dans le sable, et chacun sait comment ce genre d’exercice se termine généralement ".

André Lagasse, dès ce premier discours, soulignera aussi la si nécessaire solidarité entre Bruxelles et la Wallonie : " Et, Messieurs, je voudrais qu’ici l’on me comprenne bien. La population bruxelloise, aujourd’hui, est consciente de ce que son avenir dépend avant tout d’un véritable équilibre dans le pays, équilibre qui aujourd’hui est rompu par le déclin économique et le vieillissement de la région wallonne. Que l’on voit, aujourd’hui, des responsables bruxellois tendre la main aux dirigeants de la communauté wallonne : c’est que, ils l’ont compris, dans la Belgique remodelée, et dans l’Europe de demain, leur sort, aux uns et aux autres, est devenu indissociable ".

Même son de cloche à la Chambre, où de son côté, Léon Defosset, en préambule à son intervention, déclara que, pour le groupe FDF qu’il représentait, " la déclaration gouvernementale, malgré ses belles phrases feutrées (M. Harmel a fait ses études chez les jésuites...) et son chapelet de lieux communs, nous convie en réalité à une nouvelle dégradation de nos institutions parlementaires. Car, ajouta-t-il, c’est bien à un nouveau " dépouillement " des prérogatives du Parlement que l’on assiste ".

Car, comme il devait le souligner, " la question préalable qui se pose actuellement, alors que l’on vous demande de démissionner une nouvelle fois de vos pouvoirs, est de savoir si les Chambres Constituantes pourront décider librement de la révision de la Constitution ou si, tels de simples tabellions auxquels ne sont permises que d’insignifiantes rectifications de forme, elles devront passivement entériner ce que de petits enclaves réunis en dehors d’elles ont décidé d’imposer à la suite de marchandages sans fin et de compromis inacceptables ".

" Un entérinement, comme devait encore le souligner Léon DEFOSSET, aurait en outre pour effet d’institutionnaliser la législation linguistique actuelle (condamnée pourtant par l’électeur en tout cas wallon et bruxellois) et là, je touche encore un des points essentiels que ne contient pas la déclaration gouvernementale : qu’en est-il des problèmes linguistiques, des problèmes de la périphérie bruxelloise, de la liberté linguistique et de la liberté du père de famille. "

Et d’annoncer, en conclusion, de qu’allait être le rôle des parlementaires du FDF :

" Nous veillerons à faire entendre, chaque fois qu’il le faudra, la voix des centaines de milliers de Bruxellois francophones et ce sera, quoi que vous en pensiez, toujours la voix de la raison, de la liberté, de l’opposition à toute contrainte et de la défense des intérêts spécifiques de Bruxelles, sous l’aspect de sa triple vocation : bruxelloise, nationale et européenne ".

Dès octobre 1965, le FDF envoie gratuitement à tous ses membres un bulletin mensuel : " FDF-Contact ".

Ce premier numéro annonce notamment la constitution d’un certain nombre de comités de sections locales, à Auderghem, Ixelles, Watermael-Boitsfort, Woluwe-Saint-Lambert, Woluwe-Saint-Pierre, dans l’agglomération, et Leeuw-Saint-Pierre et Wezembeek dans la périphérie. Un comité de district s’est également constitué dans le district électoral d’Anderlecht, où l’on retrouve des représentants de plusieurs communes formant ce district.

Le numéro suivant, celui de novembre, annoncera la constitution de comités locaux dans les communes de Bruxelles, Evere, Forest, Saint-Gilles, Saint-Josse, Schaerbeek et Uccle.

Ainsi, en quelques semaines, à l’automne 1965, toutes les communes de l’agglomération et plusieurs communes de la périphérie bruxelloise se verront dotées de sections locales dont l’action inlassable ne sera pas pour rien dans les succès futurs du FDF.

LES ELECTIONS DU 31 MARS 1968

Le 31 mars 1968, nouveau coup de semonce, plus sec encore, pour les partis traditionnels.

Durant vingt-deux mois, le gouvernement Vanden Boeynants-De Clercq (PSC-PLP) avait escamoté le problème fondamental qui se posait au pays :


Il avait mis " au frigo " le contentieux communautaire. Ce qui ne l’avait pas empêché pourtant, de publier des arrêtés d’application de la législation linguistique de 1962-1963.

Au mois de février 1968 éclate l’affaire de Louvain : aux cris de " Walen buiten ", des fanatiques flamingants, soutenus par Jan Verroken, député CVP, réclament et obtiennent le départ de Louvain de la section française de la vénérable université. Et cela, malgré les dispositions particulières de la législation linguistique de 1962-1963 assurant aux professeurs et étudiants de cette section francophone le maintien de toutes les infrastructures culturelles nécessaires. Le gouvernement Vanden Boeynants démissionne. A la suite de la chute du gouvernement, de nouvelles élections ont lieu le 31 mars 1968. Elles doivent élire une " Constituante ", car, avant de se retirer, le gouvernement Vanden Boeynants a fait voter par les Chambres une déclaration de révision de la Constitution.

Quelques semaines avant le scrutin, avec l’appui de plusieurs membres du FDF, se constitue le " Rassemblement Wallon " qui réunit le " Parti Wallon du Travail " déjà représenté au Parlement par François Perin, le " Front Wallon ", représenté au Parlement par Robert Moreau et d’autres groupements wallons.

Le FDF, de son côté, enregistre les premiers ralliements de personnalités libérales, dont celui de Pierre Havelange, avocat et conseiller communal de Saint-Josse-Ten-Noode, un faubourg bruxellois. Ces élections vont marquer un premier échec des partis traditionnels qui avaient espéré endormir l’opinion publique.

Au PSC de Bruxelles, lors de la constitution des listes électorales, des discussions passionnées vont séparer les partisans du maintien de l’alliance traditionnelle à Bruxelles, entre l’aile flamande, le CVP, et l’aile francophone, le PSC.

Une majorité francophone, conduite par François Persoons, arrachera de justesse la décision de présenter une liste PSC unilingue francophone, soutenue par le PSC wallon.

Mais M. Vanden Boeynants, chaud partisan de l’unité d’action, ne s’inclinera pas : avec une majorité des parlementaires francophones du PSC bruxellois, il conduira une liste de " cartel " avec le CVP, liste non reconnue, au moment des élections, par l’aile wallonne du parti social-chrétien. C’est pourtant ce cartel, virtuellement en rupture avec le PSC francophone qui l’emportera et de loin : il recueillera 236.283 voix et enlèvera 9 sièges à la Chambre. Le Premier ministre sortant recueillera lui-même le chiffre impressionnant de 116.007 voix de préférence, record absolu dans l’arrondissement de Bruxelles.

Mais ce succès ambigu est obtenu à la fois sous l’effet de l’émotion créée par les manifestations flamingantes de Louvain et grâce à une propagande véritablement barnumesque dans laquelle la liste de cartel VDB-CVP aurait englouti plus de trente millions de francs (certains parlent même de cinquante millions) et cela, pour le seul arrondissement électoral de Bruxelles.

Par contre, la liste du PSC orthodoxe que conduit François Persoons ne recueillera que 19.303 voix et M. Persoons lui-même ne sera élu que grâce aux mécanismes de l’apparentement avec la liste PSC de l’arrondissement de Nivelles.

De son côté, malgré une propagande également intensive faisant appel aux sentiments patriotiques, M. Van Audenhove, président du PLP, ne parvient pas à réunir cette majorité de " modérés " à laquelle il croyait pouvoir faire appel. Son parti recule en Flandre, où il est même dépassé par la Volksunie. En Wallonie, il fait un certain progrès, mais la percée du Rassemblement Wallon en réduit la portée.

A Bruxelles, le PLP perd quelque 50.000 voix et trois sièges de députés. Le parti socialiste, lui s’est divisé et présente une liste officielle de la fédération bruxelloise à prédominance francophone qui obtiendra 5 sièges et une liste flamande qui obtiendra 2 sièges.

Le succès du FDF est spectaculaire : il double virtuellement ses voix, comme nous l’avons vu plus avant.

CREATION D’UN GROUPE PARLEMENTAIRE FDF-RW

Après les élections du 31 mars 1968, il fallait pour des raisons d’élémentaire stratégie, réunir en groupe cohérent les forces, qui, à Bruxelles et en Wallonie, entendent s’opposer aux excès de l’impérialisme flamand.

C’est la raison qui amène le FDF et le RW (Rassemblement Wallon) à unir leurs forces.

Cette alliance du FDF-RW s’inscrit dans la logique d’une identité de doctrine fondamentale en matière de réforme des institutions et est inspirée par un même attachement aux principes de liberté.

Le FDF et le RW sont résolument décidés l’un et l’autre à résoudre le problème communautaire en tenant compte de la volonté des populations intéressées, et à faire connaître les droits de la Communauté française dans sa double implantation, en Wallonie et à Bruxelles.

Elle sera annoncée officiellement à la presse le mardi 21 mai 1968 par M. Jean Duvieusart qui a été élu à la présidence de la formation commune.

" Face à la cohésion flamande ", souligne-t-il, lors de cette conférence de presse, " l’unité d’action du FDF et du RW est apparue comme indispensable. Loin de disparaître, chacun des deux mouvements conservera sa physionomie propre ; leur union leur permettra, au contraire, de renforcer mutuellement leur action ".

Les deux formations resteront toutefois autonomes en matière d’organisation et sur les points de doctrine qui ne concernent pas la réforme des institutions et la défense de la culture française et des libertés individuelles. Cette autonomie ne s’inscrit-elle pas, d’ailleurs, dans la logique même d’un véritable esprit fédéraliste ?

Elle n’empêchera pas le FDF et le RW de témoigner de leur étroite solidarité chaque fois que les intérêts fondamentaux des deux régions sont en cause. Cette solidarité s’exprimera ainsi, notamment, dans la défense de la région des Fourons, ce groupe de six petites communes - aujourd’hui fusionnées - qui ont été arbitrairement détachées en 1963 de la province de Liège et rattachées à la région flamande (province de Limbourg) contre la volonté de la majorité de leurs habitants.

LE MANIFESTE DES " 29 "

Dès le mois de juillet suivant, à l’initiative principalement du FDF, un Manifeste est proposé à la signature de tous les parlementaires bruxellois, manifeste dans lequel sont énumérées les aspirations des Bruxellois :

Les Parlementaires bruxellois déplorent que sur aucun des points essentiels suivants, les aspirations des Bruxellois n’aient été prises en considération :


La liberté du choix de la langue dans l’enseignement ;
La gestion de l’agglomération ;
Une " solution " au problème de l’agglomération ;
La décentralisation et les conseils économiques régionaux.

" C’est pourquoi "
Les Parlementaires de l’arrondissement de Bruxelles prennent l’engagement de s’opposer à ce programme et, sans préjudice au programme de leur parti respectif, de travailler en commun pour les objectifs suivants :

LE LIBRE CHOIX DE LA LANGUE DE L’ENSEIGNEMENT dont l’exercice effectif sera garanti par l’existence de réseaux d’enseignement de haute qualité et répondant aux besoins objectivement constatés.

LE DEVELOPPEMENT NORMAL DE L’AGGLOMERATION en dehors des limites des dix-neuf communes, eu égard aux réalités économiques, sociologiques et urbanistiques compte tenu des structures nouvelles dont l’Etat belge serait doté et de la volonté des populations des communes périphériques s’exprimant soit directement, soit par l’intermédiaire des conseils communaux compétents.

LE MAINTIEN DE L’UNICITE DE LA REGION ECONOMIQUE BRUXELLOISE et la reconnaissance aux travailleurs de cette région, quelle que soit leur langue, des droits à l’emploi, au développement économique et à la prospérité reconnus aux travailleurs des autres régions.

LA GESTION DEMOCRATIQUE et conforme aux indications du suffrage universel de l’Agglomération dans son ensemble, ainsi que son administration par des services dont la structure linguistique sera fonction des besoins réels et non de la recherche d’équilibre quantitatifs théoriques entre les représentants des deux communautés linguistiques.

L’ETABLISSEMENT dans les communes de l’agglomération de l’unilinguisme des individus et du bilinguisme des services.

Ce texte, " La Libre Belgique " [5] va le qualifier de " manifeste Simonet-Persoons-Outers ". Il deviendra, en réalité, très vite, le " manifeste des 29 " ainsi dénommé parce que, en quelques jours, pas moins de 29 parlementaires bruxellois, députés et sénateurs, vont le signer. Parmi les signataires, on relève notamment, outre tous les parlementaires FDF, les noms de plusieurs parlementaires socialistes, dont MM. Cudell, Simonet, Marchtens et Franck et libéraux, dont MM. Demuyter et Mundeleer, et ceux de François Persoons, le seul député élu sur la liste officielle du PSC francophone, en mars 1968, et de Gaston Moulin, député communiste de Bruxelles.

Au tout début décembre 1968, à l’occasion d’une séance plénière dans la salle du Conseil de l’Hôtel de Ville de Saint-Gilles, de très nombreux mandataires provinciaux et communaux de 49 communes de l’agglomération et de la périphérie apportèrent leur appui au " Manifeste ", et, parmi eux, 10 bourgmestres, 40 échevins, 214 conseillers communaux et 21 conseillers provinciaux.

Seul le PSC, à quelques petites exceptions près, s’est tenu résolument en dehors de ce mouvement.

NON AU CARCAN

Le 11 octobre 1970 se sont déroulées les premières élections communales auxquelles le FDF en tant que tel présente des candidats.

Le PSC s’y présente divisé. Après les élections de mars 1968, impressionné par le succès électoral de M. Vanden Boeynants, le PSC wallon s’est rapproché de lui et après l’avoir pourtant soutenu, abandonne M. Persoons. Celui-ci a créé un mouvement d’action et de réflexion de tendance sociale-chrétienne " Démocratie Bruxelloise " qui a des sections dans de nombreuses communes bruxelloises.

A l’approche des élections communales, plusieurs de ces sections vont faire alliance avec le FDF. C’est le cas, notamment à Auderghem, à Etterbeek, à Uccle et à Woluwe-St-Pierre.

Le résultat de ces élections fut extrêmement favorable au FDF qui s’imposait, d’emblée, comme le premier parti de Bruxelles, enlevant avec ses alliés de Démocratie Bruxelloise pas moins de 161 sièges sur les 513 de l’agglomération, soit 31,4 % contre 125 au PSB (parti socialiste), 114 au PLP (parti libéral) et 105 au PSC (parti social chrétien). Ceci pour l’ensemble des dix-neuf communes formant l’agglomération bruxelloise.

Dans la périphérie, des listes " Liberté et Démocratie " ou équivalentes, listes dans lesquelles le FDF est largement représenté, enlevèrent une bonne cinquantaine de sièges de conseillers communaux dans une vingtaine de communes.

Ce succès électoral permet au FDF d’enlever le maïorat dans quatre communes bruxelloises : Etterbeek (avec Démocratie Bruxelloise), Forest, Schaerbeek et Woluwe-Saint-Pierre (avec Démocratie Bruxelloise). Dans deux autres communes, il entre dans la majorité : à Koekelberg et à Uccle (avec Démocratie Bruxelloise).


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La mort de Jacques Georgin

La campagne électorale pour ces élections communales de 1970 sera marquée par un événement dramatique : dans la nuit du vendredi 11 septembre au samedi 12 septembre, un militant FDF, Jacques Georgin, collait paisiblement des affiches avec trois compagnons, dans une artère de Laeken, lorsqu’il fut sauvagement attaqué par une dizaine de forcenés du " Vlaamse Militante Orde ". Il devait mourir quelques minutes plus tard, victime de la violence des coups reçus, tandis qu’un de ses compagnons devait être également blessé.

Agrégé en philologie romane de l’U.L.B., professeur à l’athénée de Saint-Josse puis à l’Institut supérieur de l’Etat, Jacques Georgin militait depuis la première heure du FDF, secrétaire de la section de Laeken, on ne lui connaissait que des amis. Jacques Georgin laissait derrière lui, une veuve et deux enfants, Jehanne, quatre ans et demi et Thibaut, deux ans et demi.

Cette dramatique bagarre électorale a amené par la suite une certaine réglementation des opérations de collage : interdiction de collage de nuit, généralement entre 22 heures le soir et 7 heures le matin, multiplication de panneaux d’affichage placés par les communes avec réservation d’emplacement sur ces panneaux pour chacune des listes en présence. Ces mesures ont eu pour effet d’apaiser les ardeurs trop intempestives et de réduire le nombre et la gravité des bagarres électorales.


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DU SABLON A LA BOURSE

Malgré le désavoeu infligé par les Bruxellois, le 11 octobre 1970, aux projets gouvernementaux concernant Bruxelles, la coalition au pouvoir poursuit la révision de la Constitution au Parlement, sans en modifier les projets nouveaux, qui ont, précisément, soulevé la colère des Bruxellois.

Il en sera ainsi du vote par les deux Chambres, en fin d’année, de l’article 108ter qui établit un régime anti-démocratique pour la constitution du collège d’agglomération : en dehors du président, élu par l’ensemble du collège d’agglomération, cet article prescrit la parité entre les groupes linguistiques français et néerlandais pour les membres du collège exécutif. Ceci revient à admettre que les 15 % de néerlandophones de l’agglomération pourront élire autant d’échevins soit six, que les 85 % de membres francophones.

Au moment du vote de cette nouvelle disposition constitutionnelle à la Chambre, certains députés socialistes qui avaient pourtant signé le " Manifeste des 29 " et participé à la grande manifestation du 25 juin 1970 contre le " carcan " quitteront honteusement le Parlement avant le vote.

C’est pour protester contre cette nouvelle atteinte aux droits démocratiques des Bruxellois qu’une nouvelle manifestation de masse est organisée le 12 décembre 1970, au Sablon, vieille place Bruxelloise dominée par la très belle église du Sablon. Des milliers de Bruxellois s’y rassembleront pour y écouter notamment des discours du Bâtonnier Van Ryn, président du Rassemblement pour le Droit et la Liberté, du sénateur FDF, André Lagasse, du député socialiste Guy Cudell (outrepassant les décisions de la Fédération bruxelloise du parti socialiste), du sénateur libéral Norbert Hougardy et du député François Persoons, qui comme le soulignera " Bruxelles-Vérité " [6] mène le difficile combat du solitaire.

Après les discours, les manifestants descendront en masse, mais pacifiquement, jusqu’au cœur de Bruxelles, à la Bourse, où aura lieu la dislocation du cortège.

LE RALLIEMENT DE " DEMOCRATIE BRUXELLOISE "

Solitaire, François Persoons n’allait plus le rester longtemps. En mars 1971, en effet, la fusion du FDF et de " Démocratie Bruxelloise " devenait totale, sous l’étiquette du FDF. Comme allait le souligner François Persoons lui-même, cette fusion reposait sur deux raisons essentielles [7] :


"Il était devenu impossible à de nombreux sociaux-chrétiens bruxellois francophones de considérer que la politique de leur parti respectait les principes au nom desquels ils y avaient adhéré "
"Il crève les yeux que Bruxelles, menacée d’un régime de type colonial fondé sur l’opposition de la majorité et la spoliation de tous, exige la constitution rapide d’une force politique unique pour résister au pouvoir colonisateur. "

" C’est pourquoi, devait-il conclure, les hommes qui placent la fidélité à leur idéal avant leur allégeance aux structures établies se rejoignent dans une même force politique ".

Avec François Persoons, de très nombreux membres de " Démocratie Bruxelloise " dont Georges Clerfayt, Jean Wery, Angèle Verdin et Jean-Pierre Cornet, respectivement chefs de file de " Démocratie Bruxelloise " à Rhode-Saint-Genèse, Etterbeek, Ixelles et Uccle allaient rallier le FDF. Et d’autres encore, dans différentes communes.

LES ELECTIONS DE 1971

Novembre 1971 allait voir se dérouler deux élections successives. Le 7 novembre, d’abord, des élections législatives après une dissolution prématurée des Chambres. A ces élections, le FDF allait quasi doubler son succès des élections de 1968 : 235.929 voix et 10 sièges à la Chambre, 242.976 voix et 5 sièges d’élus directs au Sénat, auxquels viendront s’ajouter un siège de sénateur provincial et un siège de sénateur coopté.

Ainsi le FDF compte 17 parlementaires, dont l’action se prolongera à la Province par 21 conseillers sur 90.

Parallèlement, le Rassemblement Wallon a remporté lui aussi un beau succès, enlevant 14 sièges à la Chambre et 12 au Sénat, dont 3 sénateurs provinciaux et 2 sénateurs cooptés.

Dans le Brabant wallon, il est en tête des partis, avec 46.810 voix sur 129.645, soit 36,11 % des voix.

A la Province, le groupe FDF-RW avec 25 conseillers (21 FDF et 4 RW) est désormais le groupe le plus important.

Mais la coalition formée par les trois partis traditionnels s’accrochera au pouvoir provincial, et dominé par une majorité flamande, continuera à pratiquer une politique discriminatoire à l’égard de Bruxelles, accordant le maximum de ses faveurs au Brabant flamand et au Brabant wallon.

On constate à ces élections, que les libéraux se sont à leur tour divisés. Il s’agit, en fait, d’un véritable éclatement, avec, d’une part, une liste PLP francophone, une liste PLP/PVV bilingue, mais à prédominance flamande, et une liste LIB (dissidence à prédominance francophone).

Cet éclatement est, en fait, la conséquence du ralliement d’une partie des libéraux au " Comité de Salut Public " et peu après de leur participation au " Rassemblement Bruxellois " qui vient de se former pour affronter les premières élections d’agglomération.

LE TRIOMPHE DU RASSEMBLEMENT BRUXELLOIS

Le succès appréciable que vient de remporter le FDF n’est que le prélude au triomphe que le FDF, le PLP francophone et quelques indépendants vont remporter, deux semaines plus tard, en se présentant ensemble, sous l’étiquette de Rassemblement Bruxellois à ces élections pour l’Agglomération de Bruxelles, le 21 novembre 1971.

Il faut savoir, que, dans le cadre de la révision de la Constitution, on avait prévu deux types nouveaux d’institutions : les agglomérations et les fédérations de communes (article 108bis) avec des règles particulières et très contraignantes pour l’Agglomération de Bruxelles (article 108ter).

Ce nouveau prescrit constitutionnel laissait à la loi le soin de créer et d’organiser ces nouvelles institutions. Dans la pratique, il y eut des oppositions à la création de telles institutions aussi bien à Anvers et à Gand, d’une part, qu’à Charleroi et à Liège, d’autre part. Mais il s’est trouvé à l’époque des majorités politiques au Parlement, pour imposer en tout état de cause la création de l’Agglomération de Bruxelles et de cinq fédérations périphériques autour de Bruxelles. L’objectif le plus évident de la création de ces fédérations de communes, était d’encore mieux enfermer Bruxelles dans le carcan de ces dix-neuf communes, en l’entourant de fédérations où les communes proches de Bruxelles, qui comptent d’assez forts pourcentages d’habitants francophones, étaient noyées dans les ensembles de communes à forte majorité néerlandophone.

En outre, la loi prévoyait une organisation de pouvoir telle, pour l’agglomération bruxelloise, que les quelque 15 % de néerlandophones de l’agglomération y obtenaient autant de sièges d’échevins que les 85 % de francophones, soit six sur douze. Seule l’élection du président échappait à cette répartition. Il s’agissait ainsi, dans l’esprit de ces adversaires de Bruxelles d’enlever à la majorité démocratique bruxelloise des six échevins francophones et les six échevins flamands appartinssent aux partis traditionnels pour empêcher la majorité démocratique réelle de contrôler le collège d’agglomération.

Considérant cette menace, le FDF et le PL ont cherché et réussi à associer à leur Rassemblement des Bruxellois néerlandophones modérés, les uns membres du FDF, les autres du PL et d’autres encore " indépendants ".

Le Rassemblement Bruxellois a ainsi pu présenter une liste de 83 candidats dans laquelle un petit tiers des places était occupé par des candidats du rôle néerlandais.

" LES YEUX QUI S’OUVRENT "

Un autre élément, d’une portée politique considérable, n’a pas peu contribué au succès du Rassemblement Bruxellois : c’est le patronage que lui a apporté Paul-Henri Spaak, vieux lutteur socialiste et homme politique de renommée internationale qui avait été plusieurs fois tantôt Premier Ministre, tantôt Ministre des Affaires étrangères et qui fut le premier Président de l’O.N.U. lors de sa création après la guerre.

Déjà, dans une série d’articles publiés dans " Le Soir ", Paul-Henri Spaak avait développé ses sentiments sur l’évolution des esprits et de la situation politique en Belgique.

Mais c’est dans un article particulièrement retentissant, intitulé " Les Yeux qui s’ouvrent " publié dans ce quotidien le 27 octobre 1971, que Paul-Henri Spaak allait, de façon décisive, emporter l’adhésion d’une partie de l’électorat bruxellois au Rassemblement Bruxellois.

Le couronnement de la nouvelle croisade qu’il avait entreprise pour la défense de Bruxelles devait se traduire par sa participation à un meeting historique, le 5 novembre 1971.

Ce meeting, le Rassemblement Bruxellois n’avait pu l’organiser dans aucune grande salle bruxelloise, se heurtant chaque fois au refus des autorités locales de mettre leur salle à sa disposition. C’est le cirque Bouglione établi pour quelques semaines à la place Flagey à Ixelles, qui acceptera de faire relâche pour un soir et mettra son vaste chapiteau à la disposition du Rassemblement Bruxellois.

En fait, malgré ses dimensions, ce chapiteau se révéla vite trop petit pour contenir la foule des participants qui affluaient et il fallut encore, en dernière minute, louer une salle de cinéma voisine, où un relais par télévision fut assuré, pour accueillir plusieurs centaines d’autres participants. Les retardataires, des centaines encore, écoutèrent les discours à l’extérieur du chapiteau, stoïquement, leur seul enthousiasme leur faisant supporter la fraîcheur de cette soirée mémorable d’automne.

Paul-Henri Spaak, déjà visiblement marqué par la maladie qui allait l’emporter quelques mois plus tard, lança, dans son discours, un vibrant appel aux Bruxellois, appel qu’il termina par ces mots :

" Bruxellois, luttez, ne vous résignez pas. N’acquittez pas ceux qui ont
" voulu de mauvaises choses ou ceux qui les ont permises.
" Ne votez pas pour les partis traditionnels.
" Je vous le dis, Bruxellois :
" Ne votez pas pour ceux qui n’ont
" ni sang dans les veines
" ni générosité dans le cÅ“ur
" ni clarté dans l’esprit ".

Cette intervention combien vibrante et émouvante de Paul-Henri Spaak dans la grande bataille électorale qui allait se jouer, " son dernier combat ", comme devait le qualifier Lucien Outers [8] fut indéniablement un des éléments prépondérants dans le succès que le Rassemblement Bruxellois allait connaître quelques jours plus tard.

MAJORITE ABSOLUE

En effet, le grand soir des élections du 21 novembre, chacun des résultats partiels qui allaient s’égrener au fil des heures n’allait que confirmer l’énorme succès réalisé par le Rassemblement Bruxellois face à la coalition du PSC, du PSB et des partis flamands : le Rassemblement Bruxellois enlevait 42 sièges sur 83, et avec 31 élus francophones et 11 élus néerlandophones, il s’assurait mathématiquement - suivant les mécanismes absurdes de la loi imaginée par ses adversaires - cinq sièges d’échevins du rôle français et 3 sièges d’échevins d’un des siens à la présidence à la fois du Conseil et du Collège d’Agglomération.

On se doute que l’échec des savants calculs faits par les adversaires de Bruxelles pour place l’Agglomération sous une véritable tutelle flamande suscita chez eux une profonde hargne à l’égard de cette nouvelle institution dont le contrôle leur échappait. Pendant plusieurs mois, tout fut fait, par de misérables manÅ“uvres pour empêcher l’installation du Conseil d’Agglomération.

C’est finalement, le 12 juin 1972, seulement, que le Conseil put être installé officiellement, au cours d’une séance solennelle dans la Salle du Conseil Provincial.

C’est André Lagasse, premier sénateur FDF à avoir fait son entrée à la Haute Assemblée, en 1965, qui fut élu à la présidence par les 42 voix des conseillers du Rassemblement Bruxellois contre 33 à feu Edmond Machtens (sénateur socialiste qui bénéficia des 15 voix PSC/CVP (francophones et néerlandophones) et des 3 voix PVV/PLP (fraction libérale à prédominance néerlandophone). On note 8 abstentions : les 5 VolkUnie, un libéral et le communiste et le socialiste flamand. Le 16 juin suivant, toujours en la salle du Conseil Provincial du Brabant, il fut procédé à la désignation des échevins d’agglomération. Il s’agissait donc d’une désignation purement d’ordre mathématique, la répartition des sièges se faisant proportionnellement au nombre de conseillers francophones ou néerlandophones de chaque liste. Le Rassemblement Bruxellois obtint 5 sièges ( 3 FDF et 2 PL) côté francophone et 1 siège, le CPV (sociaux-chrétiens néerlandophones) 2 sièges , et la Volksunie 1 siège.

1974 : UN PALIER

De fin 1971 à 1974, deux gouvernements successifs, un gouvernement Eyskens-Cools (PSC/CVP et socialistes) et un gouvernement Leburton (PSC/CVP, socialistes et libéraux) se sont succédé qui malgré la présence en leur sein des ministres des Relations communautaires ne réussissent pas à faire avancer l’organisation de la régionalisation, pourtant prévue dans le nouvel article 107quater de la Constitution révisée, article adopté par les Chambres constituantes en décembre 1970.

L’article 170quater prévoit expressément l’organisation de la régionalisation en trois régions : la Wallonie, la Flandre et la Région bruxelloise, chacune de ces trois régions devant être dotées d’organes régionaux (assemblées et pouvoirs exécutifs régionaux). Mais cet article se heurte à la définition des limites à donner à la Région bruxelloise, point sur lequel les Flamands et une majorité de Bruxellois n’arrivent pas à se mettre d’accord. Au début 1974, le gouvernement Leburton démissionne et les Chambres sont dissoutes.

De nouvelles élections ont lieu le 10 mars 1974.

Cette fois, le PSC et le CVP aussi se présentent sur des listes séparées. Le FDF et ses alliés libéraux du Rassemblement Bruxellois, par contre, décident de se présenter sur une liste commune de cartel sous le signe FDF - PLDP (PLDP étant le nouveau sigle de cette fractions majoritaire de l’ancien parti libéral bruxellois).

Ni cette présentation en cartel, ni l’affiche choisie par le FDF - une vague évoquant une lame de fond - ne portent vraiment bonheur à cette liste et ne suffisent pas à compenser la campagne d’intoxication menée spécialement contre le FDF à propos des problèmes éthiques et du thème de l’école pluraliste. Certains adversaires ironiseront en parlant du " creux de la vague " (par référence à l’affiche du FDF). C’est, en fait, plutôt d’un palier qu’il faudrait parler, mais qui ne se traduit pas moins par un certain tassement.

Le 7 novembre 1971, le FDF avait recueilli 235.929 voix à la Chambre, et le parti libéral bruxellois 89.139, soit ensemble 305.068 voix. Ils avaient ainsi décroché respectivement 10 et 3 sièges à la Chambre.

En 1974, les deux partis réunis en cartel se tassent à 262.694 voix et en recueillent plus, ensemble, que 12 sièges à la Chambre (9 FD et 3 PLDP). Au Sénat, le cartel recueille 273.426 voix et six sièges d’élus directs (4 FDF et 2 PLDP) contre 5 FDF et 2 PLDP en 1971, auxquels s’ajouteront 3 sénateurs provinciaux (2 FDF et 1 PLDP) et un sénateur coopté ( FDF).

Divers regroupements permettent de constater que c’est essentiellement l’électorat libéral à Bruxelles qui a continué à fondre. Mais c’est surtout le FDF qui a fait les frais de cette alliance avec une fraction politique qui perd de plus en plus crédit dans l’opinion bruxelloise. Les résultats des élections suivantes, en 1977, vont d’ailleurs le prouver.

A l’occasion de ces élections de mars 1974, Antoinette Spaak, la fille de Paul-Henri Spaak, est candidate sur la liste FDF - PLDP de la Chambre, à la sixième place. Elue, elle fera ainsi son entrée au Parlement.

LE RASSEMBLEMENT WALLON AU GOUVERNEMENT

Les élections du 10 mars 1974 n’en ont pas moins confirmé l’implantation de la VolksUnie en Flandre, du Rassemblement wallon en Wallonie et du FDF à Bruxelles.

Les partis traditionnels en tiendront compte en organisant leur première ébauche de " dialogue de communauté à communauté au Château de Ham à Steenokkerzeel, dans le Brabant flamand. Ces conversations ont pour objectif de tenter de dégager un accord communautaire. Elles n’aboutiront qu’à un résultat partiel, en ce sens que les accords qui en sortiront apparaîtront assez satisfaisants au Rassemblement Wallon dont la paternité revient à François Perin, Président de ce parti.

Pour le FDF, toutefois, cet accord gouvernemental est loin d’être satisfaisant et, sans désavouer pour autant le Rassemblement Wallon, il n’accepte pas de participer à la nouvelle coalition gouvernementale où l’on trouve réunis le PSC et le CVP et le PVV et le PLP wallon, c’est-à-dire la famille libérale, mais sans que la fraction libérale bruxelloise s’y associe. Tout en gardant sa liberté d’action et d’appréciation, le FDF apportera néanmoins au début, un appui réservé à cette coalition.

UN PLAN NEFASTE POUR BRUXELLES

Il apparaît très vite, malheureusement, que le plan de régionalisation provisoire que Monsieur Perin, ancien président du Rassemblement Wallon a fait adopter par ce gouvernement est loin d’être favorable pour Bruxelles. Tout d’abord parce qu’il retient comme limites provisoires de la Région bruxelloise celles de la seule agglomération formée par les dix-neuf communes. Ensuite parce qu’il introduit, pour la répartition de crédits entre les régions, une clef de répartition totalement défavorable à la Région bruxelloise : un tiers sur base de la population, un tiers sur base de la superficie et un tiers sur base du revenu fiscal, et surtout qu’il étend l’application de cette clef de répartition au fonds des communes.

Le résultat est que, progressivement, la part de Bruxelles dans le fonds des communes va se réduire en quelques années de quelque vingt à moins de dix pour cent.

Or Bruxelles Ville et les communes de l’agglomération ont des charges diverses que ne supportent pas les autres régions ni mêmes les grandes villes du pays : protection des ambassades, mobilisation fréquente de la police pour les grandes manifestations nationales ou autres qui se déroulent presque toujours dans la capitale.

Bruxelles doit en outre supporter les charges d’un double réseau d’enseignement, francophone et néerlandophone. De plus, plusieurs milliers de hauts fonctionnaires étrangers du Marché commun, de l’Otan et d’autres organisations qui habitent à Bruxelles n’y paient pas d’impôts, tout en bénéficiant des services assurés par les communes bruxelloises.

A L’HEURE DES PUTSCHS...

Mais d’autres incidents ont contribué à la dégradation des relations du FDF avec le gouvernement. Le point culminant en sera l’affaire des guichets de Schaerbeek. Dans cette grande commune bruxelloise (110.558 habitants en fin 1977), le collège dirigé par Monsieur Nols, bourgmestre et député FDF, avait adopté depuis plusieurs années une disposition des guichets de l’Etat civil appropriés aux besoins de la population locale : quatre guichets pour les francophones, deux guichets pour les étrangers, fort nombreux dans la communes et un guichet pour les néerlandophones qui ne représentent que 12 % de la population.

Cette répartition fonctionnait parfaitement et donnait satisfaction à la population schaerbeekoise. Mais elle irritait profondément les milieux flamingants qui venaient régulièrement d’Anvers, de Gand et d’ailleurs encore, manifester parfois avec violence dans les rues de Schaerbeek.

Sous la pression des partis flamands, le gouvernement somme Monsieur Nols de réorganiser ces guichets de manière qu’ils soient tous accessibles à tous les habitants et, par conséquent, d’en modifier les indications. Le bourgmestre et le collège de Schaerbeek refusent de s’incliner.

La résistance du bourgmestre et du collège schaerbeekois est soutenue par tout le FDF qui, le 25 mai 1976, organise un vaste cortège qui se rend de la Place Colignon, où se trouve la maison communale de Schaerbeek [9]

jusqu’à la colonne du Congrès où, entouré des parlementaires et de nombreux autres manifestants du parti, Monsieur Nols dépose des fleurs au pied du tombeau du soldat inconnu.

Mais quelques jours plus tard, le gouvernement délègue un commissaire spécial du gouvernement à Schaerbeek, le Vicomte Ganshof Van der Mersch. Celui-ci après une première tentative vaine qui s’est heurtée au mur que forment les parlementaires et militants du FDF, réussit à s’introduire par surprise dans l’hôtel communal avec des gendarmes, le 2 juin 1976, à 4 h 45 du matin ; il fait décrocher les inscriptions des fameux guichets.

Hormis deux journaux conservateurs catholiques, toute la presse francophone s’indignera du procédé employé par le Vicomte Ganshof van der Mersch que l’hebdomadaire " Quatre Millions Quatre " va qualifier de " Vicomte au pied de biche ".

LES ELECTIONS COMMUNALES DE 1976

Ces évènements précèdent d’assez près les élections communales qui vont se dérouler le 10 octobre 1976. On peut donc penser qu’ils n’ont pas été sans influence sur le choix des électeurs bruxellois.

Les élections, le FDF les a préparées par un congrès spécial, le 22 mai 1976, sur le thème : " Prendre le pouvoir pour le rendre aux Bruxellois ".

Il en sortira les textes d’une brochure programme, que le FDF fait reproduire à un grand tirage. C’est la première fois qu’un parti politique assure ainsi la diffusion de son programme en recourant aux techniques les plus modernes, en l’occurrence celles du " livre de poche " dans lesquelles une imprimerie vierviétoise s’est spécialisée et s’est acquis une réputation internationale.

Le thème de la campagne, repris en couverture de cette brochure est " On a la ville qu’on mérite ", tandis que le thème des affiches générales et personnelle des candidat est " Bruxellois, maître chez toi ".

Nombre d’observateurs politique s’attendent à un certain tassement du FDF et les sondages, une fois de plus, le font croire. Mais c’est le contraire qui se produit ; le 10 octobre 1976, le FDF passe de 27,33 % des suffrages bruxellois en 1970 à 33,81 % soit une progression impressionnante de 6,48 %. Pour l’ensemble des dix-neuf communes bruxelloises alors que le total des conseillers communaux est passé de 513 à 675, celui des conseillers communaux FDF passe de 161 à 211. Le succès est aussi marqué dans la périphérie bruxelloise, où le FDF enlève 25 sièges dans les six communes à facilités et 20 en tout dans dix autres communes.

A l’occasion de ces élections, le FDF voit se rallier à lui un certain nombre de conseillers communaux socialistes, c’est le cas, notamment, à Forest et à Schaerbeek.

A Auderghem, Etterbeek, Schaerbeek, Woluwe-Saint-Lambert et Woluwe-Saint-Pierre, il s’assure la majorité absolue des sièges. Il obtient de nouveaux postes de bourgmestres à Auderghem, à Woluwe-Saint-Lambert et à Watermael-Boitsfort dans l’agglomération, et à Kraainem et à Linkebeek dans la périphérie. Il consolide ceux qu’il a déjà à Etterbeek, Schaerbeek et Woluwe-Saint-Pierre.

A Forest, une alliance très momentanée entre le PSB, le PSC et le PLP permettra la désignation d’un bourgmestre socialiste. Mais dès l’installation du nouveau conseil communal, cet accord de majorité saute et la plupart des conseillers communaux du PSB rallient le FDF. Si bien que la commune fût dirigée par un bourgmestre socialiste qui est isolé au sein du collège formé d’échevins FDF et d’échevins socialistes ayant rallié le FDF.

L’ECLATEMENT DU RASSEMBLEMENT WALLON

En fin de la même année, les tiraillements qui apparaissent déjà depuis plusieurs mois au sein du Rassemblement Wallon prennent une allure décisive.

Un des deux ministres du R.W., Monsieur Perin et les deux secrétaires d’Etat MM. Gol et Knoops ont, en effet, refusé de se conformer aux décisions du bureau politique de leur parti à l’occasion de l’affaire des avions [10]. Et le 24 novembre, ne pouvant marquer leur accord sur des options progressistes que la nouvelle direction du parti a proposée, M. Perin, M. Gol et M. Knoops, suivis par plusieurs parlementaires de leur parti, quittent le Rassemblement Wallon et rejoignent le PLP wallon, qui, pour la circonstance, se transforme en PRLW (Parti des Réformes et de la Liberté de Wallonie).

Cette péripétie politique soulève un problème gouvernemental. Il sera résolu par la désignation d’un nouveau ministre R.W., Monsieur Pierre Bertrand, qui rejoindra au gouvernement, Monsieur Robert Moreau resté, lui, fidèle au Rassemblement Wallon. Le 4 décembre suivant, réuni en congrès à Namur, le Rassemblement Wallon adoptera les résolutions qui avaient servi de prétexte au départ de MM. Perin et consorts.

Mais un nouvel incident éclate le 3 mars 1977, au niveau de la majorité gouvernementale, cette fois. Avant de voter le budget des affaires économiques, le R.W. demande le report de ce vote d’une semaine, afin de recevoir certains éclaircissements, notamment sur les projets du gouvernement à l’égard de la sidérurgie wallonne. Ce report ayant été refusé, le R.W. s’abstient lors du vote. Et Monsieur Tindemans résout le litige à sa manière : il présente au Roi la démission des deux ministres R.W. qui ne l’ont pas donnée...

Mais le mercredi 9 mars, alors qu’il devait se présenter devant les Chambres pour s’expliquer sur ce remaniement ministériel, M. Tindemans préfère demander au Roi de signer un arrêté de dissolution des Chambres, le gouvernement prétendant continuer à assurer la plénitude de ses fonctions.

Ainsi, alors que plusieurs partis avaient tenté d’obtenir que le nouveau Parlement soit constituant, il n’en sera rien, faute d’une déclaration de révision de la Constitution préalable à cette dissolution intempestive des Chambres.

LES ELECTIONS DU 17 AVRIL 1977

Les nouvelles élections sont fixées au 17 avril 1977, date peu opportune, car elle forcera les vacanciers de Pâques, le plus souvent des familles, à rentrer un jour plus tôt pour permettre aux parents d’assumer leurs obligations électorales. En prélude à cette campagne électorale, le FDF enregistre de nouveaux ralliements libéraux, et non des moindres, ceux notamment de Serge Moureaux, échevin d’agglomération, et de Roland Gillet, député et échevin libéral à Woluwe-Saint-Pierre, suivis de nombreux amis.

Le FDF reprend le slogan qu’il a lancé aux élections communales précédentes :

" Bruxellois, maître chez toi "
Il en fait le thème principal de ses affiches et l’utilise également comme titre de sa brochure programme, à nouveau reproduite à très grand tirage sous la forme d’un petit livre de poche.

Deux tracts toutes-boîtes soutiendront sa campagne électorale, l’un consacré aux problèmes économiques et sociaux, l’autre plus spécialement à une dénonciation des abus de " l’Etat CVP ".

Sans véritablement bouleverser l’échiquier politique, ces élections vont cependant se traduire, en Flandre, par une progression du CVP, mais principalement au détriment du PVV (les libéraux flamands) son partenaire flamand de la coalition sortante. En Wallonie, par contre, les libéraux se renforcent grâce à l’apport de la dissidence à leur profit d’une partie du Rassemblement Wallon. Mais le PSC et même le PSB profitent également de l’éclatement du Rassemblement Wallon. C’est celui-ci qui fait les frais de cette scission, y perdant plus de 40 % de ses électeurs, et revenant à la Chambre de 14 à 5 sièges.

Mais à Bruxelles, le FDF confirme ses résultats de 1976, aux élections communales et conquiert 10 sièges à la Chambre, avec 233.477 voix et 5 élus directs au Sénat, avec 242.397 voix.

A noter que, pour venir au s
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Anmeldungsdatum: 26.11.2004
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BeitragVerfasst am: 01.12.2004, 16:49    Titel: Les grandes orientations du parti Antworten mit Zitat

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En bref : Les grandes orientations du parti
 


Le FDF est une formation politique démocratique, fédéraliste et pluraliste dont l’objectif politique est de garantir les droits et de défendre les intérêts des francophones dans l’Etat fédéral.

Note historique Créé en 1964 pour défendre les droits et les libertés des citoyens francophones dans une Belgique unitaire et dominée par la Flandre (Nord du pays), le FDF prône l’idée d’un Etat fédéral.

Parti aiguillon des réformes institutionnelles, il est au gouvernement de 1977 à 1980 où il défend Bruxelles comme Région à part entière, pour qu’elle soit reconnue comme entité fédérée avec les mêmes pouvoirs que les deux autres régions : Wallonie - Flandre.

Depuis 1989, le FDF participe au pouvoir à la Région bruxelloise, dont les représentants ont été élus pour la première fois au suffrage universel.

L’organisation bancale des institutions fédérales amène le FDF à continuer sa lutte pour que la Région bruxelloise ne soit pas limitée à 19 communes et que la majorité des habitants francophones (87 %) soit représentée au gouvernement bruxellois en respectant le suffrage universel.

Actuellement, la minorité flamande (13 %) détient 50 % du pouvoir exécutif.

Le FDF, depuis 1994, est associé au pouvoir dans 10 communes sur 19 dans la Région bruxelloise.

En 1993, une Fédération PRL FDF se constitue pour renforcer les solidarités Wallonie - Bruxelles.

Il met à la base de ses actions le renforcement de la Communauté française, Wallonie-Bruxelles, institution qui doit être le lieu de toutes les solidarités entre les francophones de Bruxelles et de la périphérie, de Wallonie y compris les Fourons.

Le FDF affirme les libertés fondamentales de chacun en rejetant toutes les discriminations basées sur la langue, la race, le sexe ou les convictions religieuses et philosophiques.

Le FDF participe à la défense et à l’illustration de la langue française au sein de l’Europe et de la Francophonie mondiale.

Le FDF a des propositions répondant aux besoins générés par les changements profonds de notre société.

Le FDF a un programme élaboré dans un esprit pluraliste et ouvre des pistes dans de nombreux domaines tels que l’environnement, le développement urbain, les problèmes éthiques,...

LE FDF EST DEMOCRATE Attaché au respect du droit de vote de chaque citoyen dont le principe est un homme = une voix, le FDF constate que l’Etat belge est de moins en moins un Etat de droit.

A Bruxelles, le pouvoir exécutif est partagé d’une façon paritaire entre francophones et flamands, quand le résultat des élections a montré que près de 90 % de la population est francophone. Une minorité flamande détient le pouvoir de bloquer toute la gestion d’une région majoritairement francophone.

Les 120.000 francophones de la périphérie, assignés à vivre en Flandre par l’application des lois linguistiques, ne peuvent faire part de leur volonté d’être rattachés à la région bruxelloise.

Ni consultation populaire, ni référendum, ni recensement linguistique ne sont admis.

La Flandre considère que les frontières linguistiques sont des frontières d’Etat.

Le gouvernement flamand décrète que Bruxelles est la capitale de la Flandre et investit politiquement Bruxelles en niant l’identité francophone de ses habitants.

Le FDF ne peut tolérer les abus de l’Etat belge.

Le FDF est un parti démocrate qui veut que l’égalité entre tous les citoyens soit respecté. Les droits des francophones, notamment ceux de la périphérie, sont un enjeu névralgique pour le fonctionnement normal de la démocratie dans notre pays.

LE FDF EST FRANCOPHONE L’organisation institutionnelle de la Belgique se défait de plus en plus sous la pression autonomiste de la Flandre.

Le FDF entend préparer l’avenir des francophones en structurant un espace de liberté et de solidarité : seule la Communauté française qui unit Bruxelles et la Wallonie peut servir de base à ce projet.

En renforçant la Communauté française, les intérêts des francophones pourront être justement représentés, dans l’Etat fédéral, dans les institutions européennes et dans les structures de la Francophonie internationale.

Bruxelles, capitale de la Communauté française se doit de prendre l’initiative pour faire respecter les droits des francophones de la périphérie et ouvrir la région bruxelloise à son hinterland, à sa vraie dimension socio-économique et culturelle.

Le FDF propose des synergies communes aux francophones de Bruxelles et de Wallonie tant sur le plan culturel qu’économique pour préparer une nation francophone garante du développement harmonieux d’une Communauté de près de 5 millions de citoyens.

LE FDF EST PROCHE DU CITOYEN Pour l’avenir de la Communauté française, l’enseignement est un enjeu crucial.

Il s’agit de former des hommes et des femmes libres, compétents et créatifs.

Pour le FDF, toute réflexion sérieuse quant au coût du système scolaire par rapport aux objectifs à atteindre ne peut supplanter le projet pédagogique à définir.

Le FDF réaffirme qu’une connaissance approfondie de la langue française en primaire et secondaire est indispensable pour l’apprentissage de toutes autres matières.

Pour lutter contre l’exclusion sociale, la pauvreté et le sous-emploi, le FDF défend l’idée que le progrès économique et le progrès social doivent aller de pair. La protection sociale doit se baser sur la solidarité, le citoyenneté responsable et l’autonomie des individus.

Le citoyen n’est pas à considérer comme un assisté mais comme une personne qui a des droits et des responsabilités et est capable de faire des choix. Les choix des individus doivent converger vers une grande solidarité.

Pour le FDF, la solidarité, la responsabilité et l’autonomie du citoyen doivent inspirer la politique de l’emploi, le système de la sécurité sociale, le prélèvement de l’impôt, le secteur économique.

Pour le FDF, la qualité de la vie est une préoccupation constante.

La protection de l’environnement ne signifie pas la négation de toute politique basée sur la croissance économique. Le dialogue et la concertation sont indispensables à tous les niveaux décisionnels pour mener une politique de développement durable.

Le droit au logement, à la mobilité grâce aux transports publics, à la sécurité, à une vie associative sans exclusion, sont des priorités que le FDF défend dans le cadre d’une politique de solidarité sociale équilibrée.

Le FDF soutient que de nombreux modes de financement peuvent être dégagés sans accentuer la pression fiscale en organisant différemment la participation de chaque citoyen à l’édification d’un nouveau projet de société.


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