odessa Administrator


Anmeldungsdatum: 19.11.2004 Beiträge: 659
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Verfasst am: 25.03.2005, 16:25 Titel: Carrefour ???????? Carrefour ???????? |
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I wanted to acess the website of Supermaket chain Carrefour in belgium today:
www.carrefour.be
what a choc you get as 'MAY BE' customer :hum: :hum: angry
Quelle agressivité quelle honte :hum: angry angry angry
Je fû fortement surpris/chocké aujourd'hui quand je voulais consulter le site de la chaine des supermarché Carrefour en belgique et ceci dans le contexte d'un possible futur client:
Here I quote:
| Zitat: |
Le 7 janvier 2005, notre site a reçu son 2 millionième visiteur.
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Qu'impliquerait la scission de l'arrondissement Bruxelles Hal-Vilvorde
en collaboration avec © La Libre
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Scission toute pour BHV
Les bourgmestres de Hal-Vilvorde et différentes organisations flamandes à la pointe du combat pour la scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde ont dit tout le mal qu'ils pensent de la façon dont évolue le dossier. Ils annoncent une manifestation pour le 10 mars à Overijse.
Répétant leur antienne sur une scission immédiate sans aucune compensation aux francophones, les représentants flamands ont fustigé les manoeuvres de retardement contre la scission, qui contrastent, disent-ils, avec l'empressement mis à satisfaire les exigences wallonnes pour la loi anti-taac, l'exportation d'armes ou encore le droit de vote des immigrés.
Et le président de l'organe de coupole des asociations flamandes, Eric Ponette, estime que si les choses continuent comme cela, et qu'il n'est pas mis fin aux tentatives rampantes d'extension territoriale des partis francophones, cet Etat ne sera plus considéré par les Flamands comme un Etat de droit et s'auto-détruira. Les représentants flamands ont encore accusé les partis du nord du pays d'avoir cassé le contrat passé avec les bourgmestres de Hal-Vilvorde pour une scission avant la fin de 2004. Pour eux, la politique dite du confessionnal des ministres des Réformes institutionnelles Johan Vande Lanotte et Didier Reynders constitue une caricature de prise de décision démocratique.
Un représentant VLD a affirmé que le modèle consensuel de gestion entre Flamands et Wallons ne fonctionnait en pratique que lorsque les Flamands se montrent prêts à donner et à concéder; il est temps que cela change, a-t-il dit. Actuellement, les choses sont telles que c'est une minorité qui régit le pays, a-t-il conclu.
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L'Anschluss francophone
© Le Soir du 25/01/2005
Le député au Parlement de la Communauté flamande Eric Van Rompuy (CD&V) a comparé dimanche l'élargissement de la Région de Bruxelles-Capitale aux communes de la périphérie à l'Anschluss d'Hitler. De nouvelles concertations entre parlementaires francophones sont évoquées.
M. Van Rompuy a tenu ces propos sur le plateau de l'émission Controverse de la chaîne privée RTL-TVI au cours de laquelle il était confronté au président du FDF, le député fédéral Olivier Maingain. Interrogé sur la proposition francophone d'élargir la Région bruxelloise à un certain nombre de communes de la périphérie, Eric Van Rompuy a répondu qu'elle était digne du régime nazi. Ce serait l'anschluss d'Hitler, a-t-il précisé.
Le président du CD&V, Jo Vandeurzen joue, lui, la carte de la crédibilité politique. Nous sommes bien conscients qu'après les grandes déclarations et engagements qui ont ont été pris avant et après les dernières élections, la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde est devenue une question de crédibilité politique, a-t-il déclaré, samedi soir, à Louvain, lors de la réception de nouvel an de la section locale du parti.
J'espère pouvoir annoncer prochainement aux Flamands du Brabant que nous aurons pu tenir nos promesses à ce propos avec les autres partis flamands de la majorité, a ajouté Jo Vandeurzen. De cette manière, nous pourrons évacuer un sujet qui pèse si lourdement, en ce moment, sur le monde politique au niveau fédéral, a encore dit le président du CD&V
Le président du FDF Olivier Maingain rappelle dimanche dans un communiqué que la ligne francophone dans le dossier BHV est celle qui a été arrêtée il y a près de dix jours par les présidents de parti, à savoir qu'il fallait donner la priorité au groupe de travail et refuser que le débat s'engage au Parlement.
Olivier Maingain dit s'étonner des tergiversations entre partis francophones quant à l'attitude à adopter en Commission de l'intérieur de la Chambre des Représentants à propos de l'examen des propositions de lois relatives à l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde.
Pour le président du FDF, la question est moins de multiplier les concertations entre représentants des partis francophones que d'exécuter la décision prise par leurs présidents. La présidente du cdH Joëlle Milquet a appelé samedi à une nouvelle réunion entre francophones d'ici mercredi (jour de la prochaine réunion de la commission de l'Intérieur de la Chambre) si aucun accord n'avait pu être trouvé entre partis de la majorité fédérale sur une procédure et un lieu de travail pour l'examen du dossier BHV.
Olivier Maingain rappelle que, lors de la dernière réunion de la Commission de l'intérieur, seul le député FDF Eric Libert a respecté l'accord des présidents de partis francophones. Il invite dès lors tous les membres francophones de la commission de l'Intérieur de la Chambre à s'y conformer.
Le CDH n'est pas seul à vouloir une réunion des partis francophones si aucun accord ne peut être trouvé d'ici mercredi dans la majorité sur la procédure et le lieu de discussion sur BHV. Ecolo est aussi favorable à une nouvelle réunion des présidents de partis francophones. Le MR n'y est pas opposé, mais préférerait une réunion entre membres francophones de la commission de l'Intérieur de la Chambre. Enfin, pour le PS, la concertation doit avoir lieu entre chefs de groupe et membres francophones de la commission. Le président du PS est actuellement à Porto Alegre où il participera au Forum social.
Pour Ecolo, la stratégie commune qu'il convient de développer est clairement du ressort des présidents de partis. La nature de la conférence interministérielle plaide pour la même voie.
Au PS, on estime plutôt que ce serait pas mal si les chefs de groupe et les membres francophones de la commission de l'Intérieur se voyaient avant mercredi, la stratégie étant toujours de discuter de BHV dans le cadre du groupe de travail de la conférence interministérielle.
Le président du MR, Didier Reynders, trouverait très utile de se concerter entre parlementaires francophones, à l'instar de ce qu'ont fait les Flamands. Il ne faut pas non plus hésiter à suspendre la séance et se voir en cours de réunion, a-t-il ajouté. L'important, c'est que les Flamands comprennent qu'il faut laisser une chance au groupe de travail et que deux instances en parallèle, ce n'est pas pratiquable, a-t-il précisé. Didier Reynders n'est cependant pas opposé à ce que les présidents de partis francophones se rencontrent. Ce qui semble impossible à l'heure actuelle, vu l'absence du président du PS.
Dimanche, enfin, les groupes VLD et sp.a-Spirit au Parlement flamand ont déclaré qu'ils souhaitaient une concertation avec les francophones à propos du dossier Bruxelles-Hal-Vilvorde, lors de l'émission De Zevende Dag sur la VRT. Lors de la même émission, le président du MR et ministre fédéral des Affaires institutionnelles, Didier Reynders, a répété sa proposition de commencer par donner une réelle chance au groupe de travail BHV d'aboutir à une solution.
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Certains flamands réagissent enfin contre le Blok ... http://www.blokwatch.be ... et parfois avec beaucoup d'humour
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Le Vlaams Belang et Léon Degrelle
Reportage RTBF (JT)
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Les présidents repoussent la frontière
David Coppi Le Soir du 15/01/2005
Elargir les frontières de Bruxelles pour protéger les droits des francophones... Scinder BHV ? Les propositions flamandes sont " inacceptables ».
De l'aveu de l'un des participants à l'issue de la réunion, s'il nous a fallu près de deux heures de travail, c'est surtout, en définitive, pour insérer dans notre communiqué commun la phrase sur l'élargissement de Bruxelles... Le voilà , l'élément neuf.
Jamais auparavant - les mêmes s'étaient vus il y a quatre mois, jour pour jour -, les présidents des partis francophones n'avaient envisagé cette alternative collectivement. Ils l'ont fait vendredi après-midi à la Chambre, sur le coup de 18 h 30, après deux tours d'horloge, se produisant alors en conférence de presse et diffusant un communiqué qui précise leur position commune à la veille des négociations institutionnelles. Celles qui débuteront lundi au sein de la " conférence interministérielle », composée des deux ministres fédéraux des Réformes institutionnelles et des ministres-présidents des Régions et Communautés, et qui porteront essentiellement sur l'hypothétique scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Réclamée (exigée) par les Flamands, cela sans contrepartie, la scission de BHV est refusée par des francophones qui, en fait de réforme, ne sont demandeurs de rien...
Aussi Di Rupo, Reynders, Milquet et Javaux/Durant ont-ils choisi de durcir leur discours avant de s'asseoir, à leur corps défendant, à la table des discussions. Menaçant donc d'emblée d'une riposte très peu graduée : Envisager un élargissement des frontières de Bruxelles, selon les termes du communiqué, qui suggère implicitement d'intégrer à la Région de Bruxelles-Capitale les six communes à facilités de la périphérie, Rhode-Saint-Genèse, Craainem, Wezembeek, Linkebeek, Drogenbos et Wemmel. Autrement dit, s'il faut combattre, à la guerre comme à la guerre...
La scission de BHV n'est cependant pas seule en cause. Il y va plus largement des droits des francophones de la périphérie. La réunion de vendredi avait d'ailleurs été convoquée par Elio Di Rupo au lendemain de l'arrêt de la chambre flamande du Conseil d'Etat, du 22 décembre, qui avait jugé légales les désormais fameuses circulaires Peeters et Martens, lesquelles (notamment) contraignent les habitants francophones des communes situées en territoire flamand à réitérer leur demande chaque fois qu'ils souhaitent recevoir leurs documents administratifs rédigés en langue française.
Ces arrêts, déclarent les présidents, compliquent la situation. Tous les droits reconnus aux francophones de la périphérie ou des Fourons ne servent à rien s'ils ne sont pas appliqués sur le terrain, dans la vie quotidienne des intéressés. Rappelant que les arrêts du Conseil d'Etat n'ont pas pour effet juridique d'empêcher toute contestation judiciaire des circulaires, les présidents encouragent d'ailleurs toute initiative destinée à combattre les tracasseries administratives, assurant qu'elle sera soutenue par les francophones. Gageons que les autorités régionales flamandes jugeront cette attitude provocatrice, comme un appel à la désobéissance civile.
Si négociation institutionnelle il doit y avoir, c'est en tout cas, précisent dès lors les présidents, à cette condition : le renforcement des droits des francophones. Elargir les frontières de Bruxelles serait une façon de rencontrer cette exigence, réaffirment-ils. Par dépit, en somme. Car les quatre estiment surtout que la résolution des problèmes socio-économiques est autrement importante pour améliorer la vie concrète de nos concitoyens. Mais l'accessoire fait loi en l'espèce, et le communautaire fait ici bas se dresser rituellement le nord contre le sud. Elargir les frontières de Bruxelles pour protéger les droits des francophones... Scinder BHV ? Les propositions flamandes sont " inacceptables ».
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Mortier : " Les Flamands jouent avec le feu »
© Le Soir du 30/12/2004
Les Flamands ne voient plus clair. Ils sont en train de jouer avec un feu très dangereux. Ce feu qui pourrait être de laisser le Vlaams Blok arriver au pouvoir, comme cela s'est passé en Autriche. L'homme qui s'exprime ainsi est un des Belges - et un des Flamands - les plus connus à l'étranger : Gérard Mortier qui dirige l'Opéra de Paris.En observateur de son pays, Gérard Mortier a livré au " Soir » une analyse percutante de la situation politique au nord du pays.Il sait de quoi il parle : alors qu'il dirigeait le festival de Salzbourg, il avait crié' au fou lorsque Jörg Haider avait été associé au pouvoir autrichien. La plus grande erreur de l'Autriche, dit-il en craignant que la Flandre ne suive la même voie. Je vais lutter de toutes mes forces contre ce processus.
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Axel Red : " J'ai l'impression que la Flandre se regarde le nombril, qu'elle pense pouvoir exister comme une île. Cela me choque. »
© La Libre du 30/12/2004
Quel regard portez-vous sur l'évolution politique de la Flandre?
Le Blok ou le Belang, c'est pareil, on a vu arriver cela de loin. Et je pense que les médias ont joué un rôle immense dans cette évolution. Lors des débats télévisés, les gens du Belang sont invités autour de la table comme s'ils étaient des partenaires. Je trouve que c'est une grande erreur. Et pourtant on dit qu'il y a un cordon sanitaire. Aujourd'hui, il n'y a plus de critiques. On dit qu'il y a un million de Flamands qui ont voté pour le Vlaams Blok. Mais on oublie de dire que cinq millions de Flamands n'ont pas voté pour le Blok. A présent, en Flandre, on tient compte uniquement de ce que le Blok dit: les autres se taisent. Seuls quelques politiciens flamands osent parler de la Belgique : j'avoue que cela me choque. J'ai vraiment l'impression que ce sont eux qui décident de tout. Ils influencent les autres partis. Tout le monde a peur. Plus personne n'ose les affronter de face... Je trouve que le prince Philippe a eu raison de s'opposer au Vlaams Blok. Avant les années 60, en Wallonie, il y avait des gens qui osaient critiquer la monarchie. Aujourd'hui, ce sont les Flamands. Apparemment, chaque fois qu'une Communauté se sent forte économiquement, elle ose revendiquer une certaine indépendance. Je remarque aussi que les francophones n'osent pas intervenir: ils sont là , ils regardent.
Vous avez écrit quelques chansons engagées pour plusieurs grandes causes; n'avez-vous jamais pensé Ã en écrire une sur la dérive politique de la Flandre, un peu comme Diam's en france ?
Je me suis retrouvée récemment à une émission de télévision avec Diam's lorsqu'elle a chanté sa chanson "Marine", adressée à la fille de Le Pen. Moi, j'ai déjà écrit des chansons antiglobalistes, sur l'extrémisme, mais je n'ai jamais pensé à écrire sur cette problématique en Belgique. Je n'ai peut-être pas encore trouvé la bonne manière d'en parler. Avant d'écrire une chanson, j'attends d'avoir une opinion qui tienne la route, qui dise quelque chose, qui propose quelque chose, une solution... Peut-être ne l'ai-je pas encore?
Cette opinion sur le Belang est celle que l'on rencontre dans tous les milieux culturels en Flandre. Les artistes sont contre le Belang. Mais on ne las entend pas...
Je trouve effectivement que cette opinion ne s'exprime pas assez. Moi, je le dis ici. Mais en Flandre, on ne me le demande pas. Je n'ai jamais vu un seul article dans la presse flamande où l'on demandait l'avis des artistes sur ce problème. C'est un risque de dire ce que l'on pense. Mais moi, je m'en fous. Je n'ai pas d'élections à gagner. Mais je ne veux pas faire de la politique. Mon père a fait de la politique au niveau communal. Moi je n'ai jamais aimé cela. Cela m'a toujours embêtée. Mais je ne veux pas tomber dans l'antipolitisme parce que j'ai aussi beaucoup de respect pour ceux qui font vraiment un bon boulot et qui défendent de vraies valeurs, un idéal de société.
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Circulaire, y a rien à voir :
Une fois de plus, une chambre flamande impose l'homogénéité linguistique du sol flamand
© Le Soir du 29/12/2004
Une chambre flamande du Conseil d'Etat crée la surprise en ne déclarant pas illégales les fameuses circulaires Peeters et Martens qui restreignent les facilités linguistiques. Le président du FDF (photo) proteste.
Le Conseil d'Etat a rejeté le 23 décembre les recours en annulation introduits contre les circulaires Peeters et Martens, annonce avec un retard de cinq jours le porte-parole du ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen. Le président du FDF, Olivier Maingain, a confirmé l'information.
Ces circulaires, prises en 1997 et 1998 par le gouvernement flamand, interprètent les facilités linguistiques accordées aux francophones de certaines communes flamandes dans un sens particulièrement restrictif. Elles leur imposent de demander la traduction en français d'un acte administratif à chaque fois qu'ils en reçoivent un et ne leur permettent plus de recevoir cette traduction systématiquement, sans devoir répéter cette demande. Ces décisions ont suscité une vive polémique entre partis francophones et flamands. Aux yeux des premiers, cette circulaire revient en effet à vider les facilités linguistiques de leur sens et est contraire à la loi.
Les gouvernements de la Communauté française et de la Région wallonne, ainsi que des particuliers habitant les communes à facilités, avaient introduit à l'époque des recours devant la chambre bilingue du Conseil d'Etat. Les recours émanant des exécutifs francophones ont déjà été rejetés, le Conseil d'Etat estimant qu'ils n'avaient pas intérêt à agir. Il restait ceux des particuliers. En mars 2001, ils ont été renvoyés devant une chambre flamande. En juin 2002, l'auditeur a rendu un rapport favorable aux requérants puisqu'il préconisait l'annulation de la circulaire. Il confirmait de la sorte l'avis rendu par l'auditeur de la chambre bilingue en mars 2000. La semaine passée, le Conseil d'Etat n'a donc pas suivi ces deux avis.
M. Keulen a indiqué qu'il prenait acte de l'arrêt, préférant attendre avant d'en tirer des conclusions.
Dans les rangs francophones, M. Maingain a parlé, dans une première réaction, d'arrêt scandaleux. Selon lui, il est en contradiction avec les avis des deux auditeurs, la jurisprudence constante de la Commission permanente de contrôle des lois linguistiques et de plusieurs décisions rendues à Bruxelles par des tribunaux judiciaires. Dans ce pays, je constate qu'il n'y a plus de lecture commune des lois, a dit M. Maingain. Sur le plan politique, le président du FDF a insisté sur l'importance accrue que prenait le maintien de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Ceux qui nous avaient affirmé qu'ils avaient bétonné les facilités se sont trompés. Il faut maintenant se montrer déterminé à refuser la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde. L'unicité de cet arrondissement demeure la seule protection valable pour les francophones de la périphérie. Leur seule protection, c'est ce lien avec Bruxelles, a-t-il expliqué.
(D'après Belga)
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Fossé communautaire autour de Philippe
© Belga le 05/12/2004
Belga Les débats dominicaux sur la RTBF et RTL-TVI revenaient dimanche sur les propos tenus par le prince Philippe à l'égard du Vlaams Belang. Les discussions ont surtout porté sur l'attitude des partis flamands démocratiques et de la presse flamande à l'égard du parti d'extrême droite. Au sud du pays, on ne comprend pas la décision du Parlement flamand de ne pas supprimer la dotation au Vlaams Belang.
Certains comme le président du MR, Didier Reynders, ou le député bruxellois Josy Dubié (Ecolo) ont par ailleurs regretté sur RTL-TVI que les propos du prince se soient concentrés exclusivement sur les vélléités séparatistes du Vlaams Belang, cela alors que le Vlaams Blok vient de voir son caractère raciste confirmé par la Cour de cassation. Pour Francis Delperée, sénateur de Communauté cdH, en revanche, le slogan du VB "België barst » (Belgique crève) et l'idée véhiculée d'une Wallonie grévicultrice sont racistes.
Concernant la dotation du parti, l'ancien Premier ministre Wilfried Martens (CD&V) et l'éditorialiste du Laatste Nieuws Luc Van der Kelen ont dit sur la RTBF ne pas comprendre la décision du Parlement flamand de ne pas couper les vivres au Vlaams Belang. Pour le sénateur Jean-Marie Dedecker (VLD) en revanche, cela n'aurait fait que "martyriser » le parti.
Pour le ministre wallon Claude Eerdekens (PS), la réaction des partis démocratiques flamands est "faiblarde » à l'endroit "d'un parti néo-nazi qui a une filiation avec Hitler » et qui compte en son sein des parlementaires comme Verreycken, "nostalgique du troisième reich ». Selon lui, au regard de la convention de Rome sur les droits de l'Homme, ce parti pourrait voir son existence barrée par la justice. Il y a au nord du pays, "une mentalité de capitulation », a-t-il conclu. "Qu'est-ce qui est plus démocratique, un parti qui compte un million d'électeurs ou la monarchie? », a rétorqué Jean-Marie Dedecker qui a demandé aux mandataires francophones présents sur le plateau quelle était la méthode miracle.
La présidente du cdH, Joëlle Milquet, a proposé que se tienne un débat sur l'idée d'interdire dans la Constitution la possibilité de voir émerger des partis extrémistes. Joëlle Milquet a également plaidé en faveur d'un travail sur les causes et les remèdes. Le secrétaire fédéral d'Ecolo, Jean-Michel Javaux, a parlé d'un besoin d'éduquer.
Jean-Michel Javaux, Joëlle Milquet, Claude Eerdekens et Olivier Maingain ont par ailleurs rappelé leur volonté de voir votée la loi sur le financement des partis liberticides.
Enfin, il a également été question dimanche, tant sur RTL-TVI que sur la RTBF, de l'attitude des médias à l'égard de l'extrême droite. Sur RTL-TVI, le député bruxellois Josy Dubié s'est dit scandalisé par la publication par le quotidien De Standaard d'un encart publicitaire du Vlaams Belang.
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BHV n'est pas à vendre
© Le Soir du 2/12/2004
Le MR a réaffirmé son attachement à l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Le chef de groupe MR au parlement bruxellois, Jacques Simonet, s'en est pris à cette occasion à la nouvelle majorité à la Région.
Elle est prête, a-t-il dit, à échanger le refinancement de la Région bruxelloise contre les droits des francophones de la périphérie. Pour le MR, c'est inacceptable.
A l'aube de négociations institutionnelles cruciales, ce qui n'était qu'une rumeur devient une évidence: le gouvernement bruxellois est d'ores et déjà prêt à des concessions sur les droits individuels des francophones contre les deniers de Judas. Pour le MR, les choses sont claires: Bruxelles n'est pas à vendre et le MR de Bruxelles n'est pas prêt à vendre sa solidarité avec les francophones de la périphérie, a-t-il affirmé.
Dans ce combat, le MR restera en première ligne, a-t-il ajouté avant de s'en prendre à nouveau à la majorité olivier (PS-cdH-Ecolo) et à son refus de constituer un front de la solidarité avec les francophones de la périphérie.
Le président du FDF, l'autre composante du MR, Olivier Maingain a lui insisté sur le caractère vital de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde pour l'unité de la Belgique. Ceux qui accepteront de scinder d'une manière ou d'une autre l'arrondissement seront les vrais responsables du processus de désagrégation de la Belgique. Scinder cet arrondissement, c'est préparer la scission de l'Etat belge aux conditions voulues par la Flandre, a-t-il averti.
Pour le président du FDF, le maintien de cet arrondissement constitue aussi le seul garant des droits des francophones de la périphérie bruxelloise. Ces droits, peu importe le mécanisme de protection imaginé, ne pourront jamais être garantis par des autorités flamandes, la saga de la circulaire Peeters le prouve à suffisance, a-t-il expliqué.
M. Maingain a donc appelé les autres partis francophones à dire non à toute nouvelle revendication flamande aussi longtemps que les accords antérieurs n'auront pas été totalement respectés. Il a cité à ce titre la pleine exécution en droit belge de la convention-cadre sur la protection des minorités nationales, signée par l'ancien ministre des Affaires étrangères, Louis Michel, dans le sillage des accords du Lambermont, mais jamais ratifiée par les différents parlements à ce jour.
Pour le député FDF Eric Libert, il ne faut rien céder sur l'arrondissement de B-H-V tant que cette convention, ou la Constitution européenne, n'est pas ratifiée. Cette dernière reprend en effet les droits contenus dans la Charte des droits fondamentaux qui sont identiques à ceux de la convention-cadre. Selon lui, la Constitution européenne offre en outre cet avantage qu'elle crée des droits qui sont directement exigibles par le citoyen.
M. Maingain a aussi exhorté les partis francophones à avancer un certain nombre d'exigences face à la Flandre, notamment celles de l'élargissement des frontières de Bruxelles et de la fin des mécanismes électoraux de protection des Flamands à Bruxelles.
(D'après Belga)
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Le CDH attaque la Flandre
© La Dernière Heure du 27/11/2004
Il demande au PS son soutien pour faire annuler le décret flamand sur l'assurance-dépendance par la cour d'Arbitrage
BRUXELLES C'est une nouvelle bombe communautaire en puissance que va déposer le CDH sur la table des gouvernements sudistes et que sa présidente, Joëlle Milquet, nous dévoile en primeur. Elle concerne la nouvelle mouture de l'assurance-dépendance flamande.
Les démocrates humanistes demandent à leur partenaire socialiste d'appuyer l'introduction, devant la cour d'Arbitrage, d'une demande d'annulation du décret flamand édicté en avril dernier. Motif: tout qui travaille à Bruxelles ou en Flandre a désormais accès à ce système complémentaire à la Sécu. Même s'il réside à l'étranger. Sauf si c'est... en Wallonie!
La proposition d'attaquer le texte sera formellement mise sur la table mardi, à l'occasion d'une réunion commune du gouvernement de la Communauté française et des ministres francophones de la Région bruxelloise (lire ci-contre).
L'assurance en question avait d'abord été instaurée par un décret du 30 mars 1999. En échange d'une cotisation initiale annuelle de 10 euros (25 € en 2005), elle offre aux seniors une meilleure prise en charge des frais non médicaux liés à leur perte d'autonomie.
Dès le départ, elle a été rendue obligatoire pour tout habitant de Flandre. Elle est par ailleurs restée facultative pour les personnes résidant en Région bruxelloise.
Le problème, c'est que la Commission européenne, en décembre 2002 et en février 2003, a adressé deux mises en demeure à la Région flamande. Elle estimait en effet que la réglementation nordiste de 1999 portait atteinte à la libre circulation des biens et à la libre prestation des services.
Pour tous, sauf... les Wallons
La majorité a donc dû remanier son texte. Et le 30 avril dernier, le Parlement flamand adoptait un nouveau décret corrigeant le précédent. Mais les juristes consultés par le CDH sont formels: non seulement il ne répond que partiellement aux exigences de l'Europe mais, en plus, il est désormais en conflit ouvert avec la Constitution belge.
La Commission européenne critiquait le fait que les personnes résidant à l'étranger mais travaillant en Flandre n'avaient pas accès au système. Le nouveau décret a corrigé le tir. "Pourtant» explique le CDH, "l'accès reste désormais interdit aux personnes travaillant à Bruxelles ou en Flandre mais qui résident en Région wallonne».
Les démocrates humanistes estiment donc que "le décret flamand instaure une différence de traitement parmi les personnes travaillant en Flandre ou à Bruxelles selon qu'elles résident en Région wallonne ou à l'étranger». Le CDH dénonce cette "violation des articles 10 et 11 de la Constitution» qui prônent l'égalité de traitement et la non-discrimination.
"Pour éviter de violer le droit européen, la Flandre est aujourd'hui contrainte de violer la Constitution belge, car elle se refuse à traiter les résidents wallons aussi bien que les Allemands, les Néerlandais ou les Français!», s'étrangle la rue des Deux-Eglises.
Christian Carpentier
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Le Blok est raciste
Un signal pour les partis démocratiques
© AFP et Belga 11/11/2004
L'arrêt de la Cour de cassation est un "signal pour tous les partis démocratiques qui doivent à présent prendre leurs responsabilités sur le financement public des partis racistes", a réagit le CDH. Les humanistes ont salué la décision de la Cour qui selon eux "consacre définitivement la condamnation du Vlaams Blok qui est ainsi reconnu publiquement comme étant un parti raciste". Cet arrêté, ajoute le CDH dans un communiqué est un "un signal fort qui doit mobiliser les démocrates du Nord comme du Sud du pays pour qu'ils adoptent les mesures législatives qui permettront la suppression de la dotation publique des partis extrémistes et liberticides. En effet, note le parti, la proposition de loi qui prive de financement public des partis qui auraient manifesté leur hostilité avec les droits et libertés contenus dans la Convention de Sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales est toujours bloquée au Sénat. Malgré l'insistance répétée du groupe cdH, elle n'a même toujours pas été mise à l'ordre du jour". Après l'arrêt rendu mardi, le CDH appelle à la responsabilité de l'ensemble des parlementaires des partis démocratiques afin qu'ils mettent tout en oeuvre pour voter et faire appliquer la loi qui prive les partis racistes de financement avec l'argent des contribuables. Enfin, le CDH indique qu'il a une nouvelle fois écrit au président de la Commission de l'Intérieur du Sénat Ludwig Vandenhove (sp.a) pour qu'il mette, enfin, cette proposition de loi à l'ordre du jour.
La liberté d'expression a ses limites
Par ailleurs, l'arrêt a été qualifié de "grande victoire pour la démocratie", par Me Raf Verstraeten, conseil du Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (partie civile), après la lecture de l'arrêt. La cour a confirmé que le Vlaams Blok est un parti prônant de manière systématique la haine et la discrimination, et elle a confirmé aussi que l'arrêt de la cour d'appel de Gand était conforme à la loi belge et aux traités internationaux, a indiqué Me Verstraeten. Pour lui, la décision de la cour de cassation est la fin d'un long combat mais aussi une grande première sur le plan juridique. Pour le conseil, l'arrêt montre que la liberté d'expression comporte des limites à ne pas franchir: elle ne peut mener à la promotion systématique de la discrimination. Quant à la lecture politique de l'arrêt, Me Verstraeten se montre prudent. "En tant que juristes, nous avons fait ce qu'il fallait. C'est aux hommes politiques maintenant à résoudre le problème du Vlaams Blok". Et Jos Vander Velpen, avocat de l'aile flamande de la Ligue des droits de l'homme, d'ajouter qu'un programme en 70 points comme celui du Vlaams Blok ne sera plus toléré à l'avenir. Pour Écolo, l'évolution du vote d'extrême droite partout en Europe montre que la Flandre n'est pas un îlot isolé, même si l'ampleur du succès du Blok y est considérable. L'ampleur de ce succès finit par avoir une influence sur les capacités du gouvernement fédéral à trouver des solutions aux problèmes vécus par l'ensemble de la population du pays, ce qui concerne tout autant les francophones que les flamands, notent les verts dans un communiqué. D'autre part, dit encore Écolo, les recours juridiques, pour légitimes qu'ils soient, ne manqueront pas de montrer leurs limites dans le combat contre le Blok puisque, face à ces recours, le dernier avatar de la stratégie du Blok consiste en un changement d'appellation, qui risque bien de le mettre durablement à l'abri face à d'éventuels recours ultérieurs. Plus fondamentalement, ajoute le parti, il est temps de s'interroger sur cette stratégie du recours à l'action judiciaire, toute légitime soit-elle. N'a-t-elle pas servi un temps de paravent à l'absence de stratégie politique concertée entre partis démocratiques, la tactique limitée du cordon sanitaire n'ayant pas permis de freiner la progression électorale du parti d'extrême droite? se demandent les verts.
Écolo, s'interroger sur le recours judiciaire
Pour Écolo, ce dernier constat ne suffit pas pour remettre en cause la pertinence du principe du cordon sanitaire, mais il doit encourager à s'interroger sur la manière de le renforcer. En particulier, l'attitude qui consiste à empêcher le Blok d'accéder aux exécutifs à tous les niveaux de pouvoir n'a que peu d'effet sur ses résultats électoraux, à partir du moment ou pour tout le reste, le Blok est considéré, en Flandre, comme un parti fréquentable, et dont, qui plus est, certains démocrates finissent par s'inspirer des thèses dans le vain espoir d'en récupérer les voix. Enfin, Ecolo invite tous les démocrates du pays à s'interroger sur la pertinence de la surenchère communautaire permanente qui mine les fondements de l'État fédéral, quant c'est la communauté des démocrates tout entière qui devrait s'unifier face aux ennemis de la liberté.
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Sans obligation de vote, le Blok perdrait la moitié de ses électeurs
© Belga 26/10/2004
En cas de suppression du vote obligatoire en Belgique, le Vlaams Blok perdrait près de la moitié (48 pc) de ses électeurs, à en croire un sondage réalisé par l'institut GFK.
Du même sondage il ressort que deux tiers (66 pc) des électeurs du VLD continueraient à se rendre aux urnes même si le vote n'était plus obligatoire. C'est le cas de 73 pc des électeurs du cartel CD&V-N-VA et 72 pc du cartel sp.a-Spirit et de 80 pc des Groen!.
Fait assez remarquable, le même sondage indique que moins d'un cinquième des électeurs francophones resteraient chez eux s'ils n'étaient plus obligés d'aller voter. En Flandre, seulement 63 pc de la population se dit certaine d'aller aux urnes dans l'hypothèse évoquée. En Wallonie, le taux monte à 78 pc dans le même cas de figure et à Bruxelles on monterait carrément à 85 pc.
La marge d'erreur de ce sondage, qui sera publié dans le quotidien De Morgen de mercredi et qui est évoqué mardi soir à la télévision flamande, n'est pas connue. L'enquête a été effectuée auprès de 1.009 Belges.
Le même sondage laisse également apparaître que 72 pc des Belges se disent d'accord avec l'élection directe du bourgmestre. La différence entre les différentes Régions du pays est relativement faible.
Enfin, en ce qui concerne le couplage des élections régionales et fédérales, 85 pc des Flamands, 70 pc des Wallons et 67 pc des Bruxellois y sont favorables.
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Le Blok en tête en Flandre
© La Libre du 27/09/2004
Le Vlaams Blok continue à progresser et devient le premier parti de Flandre. A peine arrivé au pouvoir, le cartel CD&V/N-VA est déjà sanctionné par les sondés. Groen! confirme son redressement. Libéraux et socialistes se stabilisent.
Le premier parti de Flandre, c'est désormais le Vlaams Blok. C'est indéniablement le principal résultat de notre baromètre d'automne dans le nord du pays, celui qui devrait s'avérer le plus lourd de conséquences si un jour le même résultat devait sortir des urnes.
Avec 24,3pc d'intentions de vote, le Blok dépasse le cartel CD&V/N-VA d'une très courte tête. Encore faut-il peut-être tenir compte d'une sous-estimation chronique du vote extrême dans les sondages. A moins que le Flamand moyen, de plus en plus décomplexé, annonce désormais directement la couleur. En termes de sièges, le Blok est déjà devenu le premier parti du Parlement flamand le 13 juin dernier avec 32 députés. Toutefois, avec les 29 sièges du CD&V et les 6 de la N-VA additionnés, le "cartel flamand» constitue actuellement le premier groupe de l'assemblée régionale flamande.
En fait, à peu de choses près, le Blok réédite son score des régionales de juin. La vraie surprise, c'est plutôt la chute sévère de l'ex-cartel d'opposition, quelques semaines à peine après la mise en place des gouvernements régionaux: 3,2pc par rapport à notre dernier sondage, 1,9pc par rapport aux régionales et même 1,6pc par rapport aux résultats des législatives de mai 2003, jugées suffisamment décevantes par le président de l'époque Stefaan De Clerck, pour qu'il jette l'éponge un mois plus tard. La note semble salée et on se demande ce que l'électeur peut bien vouloir faire payer aux démocrates chrétiens.
Ce résultat pourrait être une nouvelle manifestation d'anti-politique et porter la marque de l'inexorable progression du Blok. Contrairement aux autres exécutifs, le gouvernement flamand, soutenu par la totalité des partis flamands excepté Groen! et le Blok, semble ne bénéficier d'aucun état de grâce, c'est le moins que l'on puisse dire : 21pc de confiants contre 36pc de sceptiques. Un certain nombre d'électeurs de la N-VA pourrait ainsi avoir été tenté par un vote Vlaams Blok. Le seul ministre du cartel "flamand» dont la popularité régresse est aussi le seul qui soit issu de la N-VA: Geert Bourgeois (cf. infra).
Pour le reste, le SP.A et Spirit reprennent une bonne partie du terrain perdu lors des régionales (+1,6pc) et la chute de popularité du VLD semble enrayée, mais il se trouvera peu de libéraux pour se satisfaire d'une quatrième place.
Quant à Groen!, il confirme sa résurrection de juin: les 7,7pc dont les écologistes flamands sont crédités représentent le double de leur score aux législatives de 2003. Si l'on devait voter aujourd'hui, ils referaient leur entrée à la Chambre mais les autres partis, eux, ont moins de raisons que jamais de souhaiter des élections.
Les cartes sont de plus en plus difficiles au nord du pays. Quatre partis avec, chacun, entre 20 et 25pc d'intentions de vote et le Vlaams Blok en tête de peloton: la Flandre n'est pas près d'en avoir fini avec les tripartites.
© La Libre Belgique 2004
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Les francophones refusent
© Le Soir du 15/09/2004
Les présidents des partis francophones sont prêts à entamer un dialogue avec leurs collègues flamands mais uniquement sur la base de propositions équilibrées et respectueuses des intérêts des francophones. En clair c'est un non à la scission de l'arrondissment Bruxelles-Hal-Vilvorde.
Il n'est pas possible pour les francophones d'être d'accord avec les propositions actuelles. Nous sommes prêts à dialoguer mais sur base de propositions qui vont dans l'intérêt de tous, a souligné le président du PS, Elio Di Rupo.
Au cours de cette rencontre, les responsables du PS, du MR, du CDH et d'Ecolo se sont penchés sur la situation politique créée par les revendications institutionnelles flamandes. Ils ont notamment examiné la question de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde et du sort qui doit lui être réservé depuis l'arrêt de la Cour d'arbitrage du 26 mai 2003. Le texte n'impose nullement sa scission, constatent-ils. Selon eux d'autres réponses peuvent être apportées aux questions soulevées par la juridiction constitutionnelle. Ils estiment donc que les propositions et revendications actuelles sont inacceptables parce qu'elles ne respectent pas les intérêts des francophones de la périphérie bruxelloise.
Les responsables des quatre partis ont abordé la question du forum institutionnel dont la mise en place est prévue dans la déclaration gouvernementale fédérale. Ils ont convenu d'entretenir entre eux une étroite concertation sur l'attitude à adopter dans les dossiers qui seront mis à l'ordre du jour. En revanche, le communiqué commun ne souffle mot de la façon dont ce forum doit être composé.
Seuls le PS et le MR font partie de la majorité fédérale mais la déclaration gouvernementale prévoit d'y impliquer les Régions et Communautés. Or le CDH et Ecolo participent, à des degrés divers, aux gouvernements de celles-ci. A ce stade, les deux formations restent prudentes sur leur participation au forum. Ecolo veut d'abord voir ce qui figurera à l'ordre du jour. Il n'entend pas discuter de certains points et se réserve donc le droit de ne pas en faire partie, a expliqué le secrétaire fédéral Jean-Michel Javaux.
Quant au CDH, la présidente Joëlle Milquet a indiqué qu'à ce jour, le Bureau de son parti ne s'était pas prononcé sur cette question. Elle attend donc de voir ce qui sera proposé mais estime qu'une politique de la chaise vide sera inefficace. Nous n'étions en rien demandeurs de ce forum. Mais dans la mesure où il risque de se faire, nous voulons une stratégie collective francophone. Je n'ai pas de problème à y aller mais c'est sûr que je ne saute pas de joie, a-t-elle dit.
Les responsables des quatre partis insistent par ailleurs sur le fait que les priorités du pays sont d'ordre économique et social et demandent à tous les gouvernements, fédéral, régionaux ou communautaires, de s'y consacrer pleinement. Il y a beaucoup de choses à faire et d'abord sur le plan socio-économique, a dit le chef de file gouvernemental du MR, Didier Reynders. Les quatres dirigeants confirment dans cet esprit qu'ils ne demandent pas de nouvelle réforme insitutionnelle.
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Rhode-Saint-Genèse en Wallonie
© Le Soir du 6/09/2004
Van Cau réfléchit tout haut. Si la Flandre reprend ses billes, il faudra franciser Rhode-Saint-Genèse, commune flamande, pour créer un couloir entre Wallons et Bruxellois.
Dimanche midi, Jean-Claude Van Cauwenberghe (PS), le ministre-président de la Région wallonne, était l'invité de Pascal Vrébos, sur RTL-TVi. A l'écran, quelques images du Gordel (la ceinture, en français), cette annuelle promenade politico-cycliste autour de Bruxelles, destinée pour beaucoup à s'aérer les bronches, destinée à l'origine à rappeler le " caractère flamand de Bruxelles ".
Interrogé à ce propos, Van Cau évoque son peu de goût pour l'événement, marquant, dit-il, l'encerclement flamand autour de Bruxelles, qui est quelque chose qu'il faudra un jour briser. Point-barre. La petite phrase s'évapore dans le générique.
On passe à autre chose. Rappelé l'après-midi, le Premier wallon nous a précisé le sens qu'il donnait au juste à cette déclaration, tout sauf anodine. J'ai réagi à chaud, jette-t-il d'emblée. J'ai réagi à des images montrant des Flamands se glorifiant de tourner autour de Bruxelles...
Deuxième fournée de précautions : Ni Elio Di Rupo, ni moi, ni le PS, ni aucun francophone, ne souhaite une nouvelle aventure institutionnelle. Il faut laisser mûrir le fédéralisme. Nous ne voulons pas le séparatisme. Mais, nous, Wallons et Bruxellois, nous ne pouvons pas être belges tout seuls. Sur l'avenir du pays, je vous dirai même que je suis moins pessimiste que Charles Picqué. Mais l'évolution des débats, ces derniers mois, la pression des Flamands, leurs revendications sur la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde, leurs revendications institutionnelles comme la régionalisation de la fiscalité des entreprises - l'Europe essaie de lutter contre les disparités fiscales et la Flandre, elle, en créerait de nouvelles ! - tout ccedil;a, ccedil;a amène forcément un homme politique comme moi à réfléchir. Et je ne peux m'empêcher de réfléchir aux implications d'une Flandre qui reprendrait ses billes, qui attaquerait la solidarité, la Sécurité sociale, au point que nous ne pourrions plus vivre en commun...
La réflexion, la voici : Si la Flandre obtient son indépendance, nous n'admettrons pas de coupure entre Bruxelles et la Wallonie. Le fait est là : il n'y a pas, aujourd'hui, de continuité territoriale entre elles. Il faudrait donc créer un couloir... A quoi pense-t-il ? A Rhode-Saint-Genèse ? A cette commune flamande pouvant faire le lien entre le sud de Bruxelles et le Brabant wallon ? Et qu'il s'agirait de " franciser ? "
Réponse : Evidemment. Rhode est une commune flamande, à facilités pour les francophones. Il faudrait donc modifier son statut, et ainsi, l'annexer à la Région wallonne (ou... bruxelloise) pour créer un couloir entre les deux régions. Politique-fiction ? Bien sûr. Je me borne à réfléchir, à laisser galoper mon mental. Mais je pense aussi que nous ne pouvons tout accepter. Et que rester ensemble ne doit pas signifier plus de Flandre et moins de Wallonie et moins de Bruxelles. Une chose est certaine : si la Flandre devait prendre son indépendance, les Wallons n'accepteraient pas que Bruxelles reste enclavée en Flandre. Voilà ... C'est une réflexion de Wallon, pas demandeur de séparatisme, mais décomplexé. Je n'avance aucune revendication nouvelle. Je dis que, si la Flandre va trop loin, il y aura des mesures à prendre pour ne pas rompre le lien entre les Régions bruxelloise et wallonne.
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Catalogue des revendications flamandes
© Le Soir du 26/07/2004
La scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde a, on le sait, échauffé toute la campagne. Le nouveau gouvernement flamand, dirigé par le CD&V Yves Leterme, s'est juré de l'obtenir, dès l'entame de la session parlementaire. On connaît moins les autres revendications flamandes qui émaillent la déclaration gouvernementale flamande.
Analyse Meer Vlaanderen ! Plus de Flandre ! C'est un des mots d'ordre du nouveau gouvernement constitué au Nord, sous la houlette du CD&V Yves Leterme. Quelles revendications affûte la Flandre ? Quel scénario attend les francophones ? Précisions.
Pour une série de réformes, l'accord flamand évoque la nécessité incontournable de disposer de " paquets homogènes de compétences ». C'est une expression plus élégante que l'ancienne terminologie, selon laquelle la Flandre voulait défédéraliser nombre de matières dans le simple but de " mettre fin aux flux de milliards qui coulent du Nord vers le Sud ». Scinder ou homogénéiser ? Dans la pratique, cela revient au même. Mais la justification est différente. On parle de mener des politiques cohérentes et d'efficacité. On se garde bien de dire que l'on veut rompre des solidarités.
Sécu. Le gouvernement Leterme veut disposer de compétences totalement flamandes dans les soins de santé et les allocations familiales. Ce qui signifie la scission totale de deux des quatre branches de la Sécu. L'équipe Leterme Ier veut aussi mener sa propre politique en matière de coopération au développement, de télécoms, de politique scientifique.
Chômage. La Flandre veut obtenir la liberté de recycler les allocations en outil de la politique d'emploi. Question emploi, elle veut de rendre le ministre flamand de l'Emploi (Frank Vandenbroucke, en l'occurrence), seul compétent pour consacrer les conventions collectives conclues sur des matières flamandes.
Fiscalité. La Flandre exige davantage d'autonomie. Exemples. Leterme Ier veut offrir une réforme fiscale flamande à tous les travailleurs (salariés, fonctionnaires, indépendants) qui vivent sur le sol flamand. En 2007 : 1 million de Flamands aux bas revenus obtiendraient une réduction forfaitaire. En 2009 : tous les Flamands, quel que soit leur revenu, jouiront d'une réduction forfaitaire de 200 euros par an sur l'IPP.
SNCB. Il s'agit de transférer au Nord l'infrastructure ferroviaire flamande et son exploitation.
Police et Justice. La Flandre veut des compétences propres portant sur l'organisation, le fonctionnement et l'orientation.
Dette. La Flandre s'engage à la réduire davantage à condition que les autres entités fédérées fassent de même, sous peine d'être frappées de sanctions effectives.
Bruxelles-Hal-Vilvorde. La majorité prie ses parlementaires de la Chambre et du Sénat de déposer, dès l'entame de la session, des propositions visant à scinder, immédiatement, l'arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde. L'opération, précise-t-elle, doit se dérouler en dehors du forum institutionnel planifié par Verhofstadt.
Bruxelles. La Flandre veut développer à Bruxelles ses propres équipements collectifs (sociaux, culturels, sanitaires) qu'elle destine à 30 % des Bruxellois, sans compter les navetteurs et les habitants de la périphérie. Son partenaire privilégié : la VGC.
La Flandre compte répertorier les plaintes dues au non respect de la législation linguistique, et les instruire. Elle créera son réseau de soins et étudiera le projet d'un second hôpital flamand à Bruxelles (en plus de l'AZ VUB à Jette). La déclaration évoque l'intention de faire suivre aux Bruxellois d'origine immigrée des cours de néerlandais. Au nom de l'intégration, la Flandre prévoit des sanctions pour ceux qui ne sont pas assez assidus aux cours (ils seront privés de logements sociaux). Réaliste, Leterme Ier juge qu'il sera difficile de contraindre les communes bruxelloises à collaborer à ce projet...
Périphérie. Outre la scission de l'arrondissement BHV, il est question d'en préserver le caractère flamand et de faire respecter l'emploi des langues. La majorité interdit de ratifier la Convention-cadre sur le respect des minorités. Sous aucun prétexte.
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Un pays coupé en deux
par Francis Van de Woestijne
© La Libre du 13/06/2004
Au Nord, la droite domine largement le paysage politique: le Vlaams Blok devient le deuxième parti, derrière le CD&V/NV-A. Au Sud, le Parti socialiste a renforcé ses positions, tant en Wallonie qu'à Bruxelles. Le fédéral bougera-t-il?
C'est une Belgique coupée en deux que les électeurs ont dessinée ce dimanche 13 juin. En désignant deux grands vainqueurs, aux antipodes du paysage politique: le Parti socialiste en Communauté française (en Wallonie et à Bruxelles) et le Vlaams Blok en Communauté flamande. Plus que jamais, la Belgique se retrouve avec deux corps électoraux aux sensibilités diamétralement opposées: très à droite en Flandre (car l'autre grand vainqueur au nord du pays est le cartel CD&V/NV-A qui devient le premier parti de Flandre devant le Vlaams Blok) et plutôt à gauche en Wallonie où les électeurs ont accordé au Parti socialiste une très confortable avance sur tous les autres partis.
C'est évidemment en Flandre que les bouleversements politiques sont les plus spectaculaires. Car jamais le parti d'extrême droite n'avait atteint de tels records lors d'un scrutin, régional, fédéral ou européen. Le 24 novembre 1991, au lendemain d'une élection législative, la Belgique s'était réveillée avec une véritable gueule de bois électorale en déplorant une très forte poussée du parti nationaliste flamand qui venait de franchir la barre des 10 pc. Depuis lors, il a fallu vivre avec un Vlaams Blok de plus en plus puissant et de plus arrogant. Leur stratégie s'est finalement révélée payante sur le plan électoral puisque le parti fondé par Karel Dillen, est arrivé à se hisser à la deuxième place. Rien n'y a fait, même pas la récente condamnation infligée aux asbl proches du Blok, jugées racistes et xénophobes par la cour d'appel de Gand. Ce dimanche donc, près d'un million de Flamands ont porté leur suffrage en faveur d'un parti qui a fait de la haine des autres et de l'exclusion son principal fonds de commerce.
Ce progrès occulte en partie la victoire des démocrates chrétiens flamands du CD&V qui étaient alliés pour la circonstance à la Nieuw Vlaams Alliantie de Geert Bourgeois, une des dissidences, la plus dure de la défunte Volksunie, l'autre parti nationaliste flamand, aux origines et aux pratiques plus démocratiques que le Blok. Ensemble, les deux partis se taillent donc la part du lion et sont aujourd'hui en mesure de choisir les partenaires nécessaires pour diriger le prochain gouvernement flamand. Car, et c'est sans doute une mauvaise nouvelle pour la stabilité politique du prochain gouvernement flamand, trois partis seront nécessaires en Flandre pour obtenir la fameuse majorité de 63 sièges sur les 125 que compte le Vlaamse Raad. Ainsi alliés à des quasi-séparatistes, il est probable que les démocrates chrétiens fassent bouillir la marmite communautaire et, de leur Flandre profonde, stimulent les appétits institutionnels des partis flamands, toujours prêts à participer à l'une ou l'autre surenchère.
Dimanche soir, les démocrates chrétiens flamands étaient surtout occupés à savourer le parfum de leur victoire, un parfum qu'ils n'avaient plus connu depuis 1985. Un progrès qui s'explique par trois éléments: en 99, ils avaient connu une terrible défaite, ils sont à présent alliés à la NVA et ils recueillent les dividendes électoraux des déboires et des gaffes monumentales du VLD qui n'a pas réussi à gérer la crise née autour de l'attribution du droit de vote aux étrangers non européens aux prochaines élections communales de 2006.
Au sud du pays, le Parti socialiste est le vainqueur incontestable de ce scrutin, tant à Bruxelles qu'en Wallonie. Le PS redevient ainsi le premier parti sur l'ensemble de la Communauté française, un leadership qu'il avait perdu en 1999. On assiste par ailleurs à un progrès du CDH et à une consolidation, en sièges en tout cas du MR. Si les verts s'écrasent par rapport à la dernière élection régionale de 1999, ils peuvent se consoler en constatant une très légère remontée par rapport à 2003. Il faut déplorer, en Wallonie, une forte poussée de l'extrême droite, principalement à Charleroi, Mons et Liège.
Le PS est donc en position de force et capable de choisir l'un ou l'autre partenaire. Il sera intéressant de voir s'il privilégie la reconduction des alliances régionales sortantes ou s'il fait le choix de renversement de majorités au profit d'un regroupement plus à gauche, avec le CDH et Ecolo. Elio Di Rupo a affirmé que les gouvernements au Sud devraient être constitués le plus rapidement possible.
Reste une question capitale pour l'avenir: le gouvernement Verhofstadt résistera à la tempête politique qui s'est levée en Flandre. Le Premier ministre a affirmé que son équipe ne devrait pas être touchée par les retombées d'un scrutin exclusivement régional et européen. Vite dit. Cela dépendra de deux éléments: des pressions communautaires que les prochains partenaires du gouvernement flamand exerceront sur le fédéral. Et aussi de l'avenir personnel du Premier ministre au niveau européen. Il a en tout cas subi un échec: jamais le Blok n'a été aussi fort.
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